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 Bonjour les amis et les amies

La Mongolie ça se mérite…

Pour vous en donner une première idée, je m’en vais vous conter dans les menus détails les… 65 heures (non il n’y a pas d’erreur) qu’il nous a fallu pour passer la frontière entre la Lettonie et la Russie.

Vous le savez je ne suis pas un écrivain dans l’âme, attendez vous à des longueurs et passez votre chemin si vous n’êtes pas prêt à supporter cette mauvaise prose😉

  SAMEDI 13 MAI

Très mauvaise nuit, quelques appréhensions, nous nous apprêtons à franchir la frontière Russe aujourd’hui (enfin… c’est ce que nous croyons).

Avant cela il nous faut traverser la Lituanie, paysages charmant, beaucoup de nature, des bois, étangs, rivières, les amateurs de randonnée peuvent s’en donner à cœur joie… de jolies petites maisons en bois dans de tout petits villages. Je pense que nous y reviendrons!

Puis la Lettonie, peut-être un peu moins belle mais sympa quand même.


Nid de cigognes, il y en a partout

ÉPISODE 1

Nous arrivons enfin au poste frontière Lettonie/Russie vers 15h30.

Il y a 27 véhicules devant nous, en soi ce n’est pas beaucoup, nous avons bon espoir…

Pourtant nous ne bougerons pas de la journée, le poste a sans doute fermé ses portes vers 16h ( c’est le week-end), mais dans ce cas, uniquement pour les véhicules légers. Les poids lourds, eux, vont défiler toute la journée et toute la nuit à rythme soutenu (Polonais, Serbes, Lituaniens, Lettoniens, mais aussi Russes et Ukrainiens…!) business is business.

Les gens paraissent résignés, certains entament des conversations, d’autres font quelques pas en remontant la file de voitures, d’autres s’engagent dans les bois, envie de balade..? sans doute pas exactement, ils reviennent au bout de quelques minutes, nul doute sur l’objet de leur escapade. Les abords de la route ont été clairement adaptés aux besoins de la cause : à gauche forêt/toilettes, à droite fossé/poubelles.

Nous passons donc la nuit sur place, dans la file d’attente, tant bien que mal l’œil toujours aux aguets d’une éventuelle accélération diurne du passage de frontière.



DIMANCHE 14 MAI

Très mauvaise nuit, en permanence le bruit des camions qui maintiennent leur moteur allumé, attendant leur tour pour s’avancer vers le poste frontière, convoités par des moustiques en pagaille, gros comme des abeilles ( bon là j’exagère un peu)


ÉPISODE 2

Quand, à 5h du matin, 7 véhicules passent d’un coup, les voitures suivantes se regroupent pour combler l’espace libéré, mais pour ma part j’ai beau tourner la clé de contact pour avancer, le moteur refuse de démarrer, et les véhicules qui sont derrière nous en profitent pour nous doubler 😖. Que se passe t’il, ce n’est pas un problème de batterie, je panique,  quand me revient du fond de ma mémoire le souvenir d’une panne similaire à Saint Vrain, il s’agissait du désamorçage de la pompe à gasoil qui m’avait fait le même coup il y quelques années. J’ouvre le capot et je réamorce la pompe, ouf, nous démarrons et très gentiment les trois véhicules qui nous avaient dépassés nous laissent récupérer notre place dans le rang.


ÉPISODE 3

Une heure plus tard, trois autres véhicules passent la barrière, et encore une heure plus tard deux de plus. On avance petit à petit….

Puis déception, plus rien jusqu’à 11h30 et là de nouveau trois véhicules peuvent passer, nous ne sommes plus qu’à 12 véhicules de la barrière. A 13h30, 4 véhicules de moins, plus que 8 devant nous (ça sent bon la douane toute proche), à 17h, 3 véhicules de moins et à 22h  4 de moins, et nous voici arrivés en tête de file 💪, SUPER 



LUNDI 15 MAI 

ÉPISODE 4

A 2 h du matin c’est pour nous que s’ouvre enfin la barrière et nous accédons au poste de contrôle de la douane de Lettonie. 

Victoire..?

Hé bien non, car grosse déconvenue…

Après une inspection succincte du véhicule, nous sommes invités au bureau du «custom» où nous déclarons honnêtement nos 3500 Euros en espèces… et patatras, une des douanières prétend que nous n’avons pas le droit d’emporter des Euros, arguant d’un texte de loi de la Réglementation Européenne (833/2014), qui interdirait l’exportation d’Euros en Russie, sauf que… dans ce même texte, le second paragraphe précise que cette réglementation ne s’applique pas aux voyageurs allant visiter la Russie, dans la mesure où la somme est raisonnable (tolérance à 10 000€… donc nous en sommes loin). Mais la douanière ne veut rien entendre, c’est interdit c’est interdit il faut que l’on retourne en arrière pour changer nos Euros en Roubles ou en Dollars ( comme c’est étrange, les Dollars est autorisé mais pas les Euros…). Nous n’avons pas d’autre choix que de quitter la zone frontière pour essayer d’aller changer nos Euros à la ville voisine (100 km aller/retour tout de même), nous nous y résignons, demandant tout de même qu’on nous épargne à notre retour les 48 h d’attente. Demande acceptée, nous partons vers la ville changer nos Euros en Dollars. Pour ceux qui me connaissent je vous laisse imaginer mon état d’esprit envers cette douanière….

Dans la ville en question, 3 heures à attendre l’ouverture de la banque, pour apprendre qu’il nous est impossible de changer l’intégralité de la somme. Nous décidons donc  de ne changer que 100€ en $, quitte à prétexter lors du retour à la douane que dans la nuit nous ne nous sommes pas compris sur le montant de nos espèces.

Et retour à la frontière après plusieurs hésitations ( ne ferait on pas mieux d’aller passer la frontière en Estonie?) 


ÉPISODE 5 

Revenus à la barrière d’entrée de la douane, l’équipe a changé et le nouveau n’a pas été mis au courant de notre situation. À nouveau, de longues explications, mais le douanier ne veut rien entendre et nous demande d’aller nous ranger au bout de la nouvelle file d’attente! Maïté continue d’insister mais - coup de chance - dans cette file que je remonte à pied de quelques mètres pour essayer de détendre, un Russophone qui parle très bien français, me conseille de demander à parler au chef d’équipe, ce que nous faisons aussitôt, demande acceptée, et le chef nous reçoit. Et de nouveau, longues palabres (vous connaissez Maïté…) après quoi le chef appelle son chef et  ils acceptent de nous laisser passer. Yes!


ÉPISODE 6

Nous parvenons donc de nouveau au contrôle de la frontière Lettone. Maïté pense que la nouvelle équipe ne sera pas au courant de ce qui s’est produit le matin, eh bien… si! Notre charmante douanière a fait un rapport et quand nous nous présentons à l’enregistrement le rapport ressort, on nous demande un document pour justifier le changement de nos euros en dollars. Nous donnons le reçu des 100$ mais la douane ne l’accepte pas, rappelant la somme que nous avions signalée dans la nuit s’élevait à 3500€. Maïté rétorque qu’il y a eu incompréhension par  confusion des mots cash et card … Pour toute réponse, on nous fait ranger le véhicule sur le côté. Cette fois on se sent très mal barrés, moral à zéro. Après 1 heure d’attente nous décidons de lâcher le morceau et d’aller leur dire que nous quittons le passage de la zone frontière pour rebrousser chemin… Mais quand Maïté ouvre la bouche pour prendre la parole, le douanier chargé de l’enregistrement lui tend tous nos papiers: nous pouvons partir, et en russe il se fend même d’un souriant « da svidania » transcription phonétique - faute d’alphabet cyrillique sur ma tablette - de « au revoir » en russe . Ouffff on l’a échappé belle…


ÉPISODE 7

Nous arrivons devant la barrière d’entrée de la frontière russe vers 14h, soit près de 48h après notre arrivée et le début des opérations... 

Devant nous, une dizaine de véhicules en attente d’être contrôlés par la douane russe. Nous nous résignons à une nouvelle longue attente, qui durera probablement jusqu’à demain matin. Et toujours les camions et leurs moteurs qui tournent en permanence juste à côté de nous (bonjour les gaz d’échappement), et les moustiques toujours aussi voraces.

Petit à petit les véhicules passent les uns après les autres et à 2h30 du matin c’est enfin notre tour d’entrer dans la sacro sainte enceinte du contrôle douanier Russe. Après trois nuits sans quasiment dormir, vous vous doutez qu’on n’aborde pas cette étape dans les meilleures conditions, mais bon on est quand même contents d’être là.

Premier contrôle d’identité, évidement nous n’avions pas repéré que la petite feuille blanche qui nous avait été remise au passage de la barrière était à compléter. Même si Maïté a un peu appris le russe il nous a faut plusieurs essais pour compléter correctement le formulaire en question. 


ÉPISODE 8

On nous indique une position que nous devons rejoindre, au passage nous découvrons que des véhicules attendent de chaque côté, entièrement vidés de leurs bagages pour une inspection en règle. 

Là, un nouveau petit stress voit le jour dans mon cerveau. Vous le savez Maïté a préparé des tas de petits plats, qu’elle a déshydratés et soigneusement mis sous vide de même qu’un gros carton de lait en poudre reparti dans plusieurs petits sachet... et nous nous apprêtons à passer le contrôle de la douane Russe 😰. Bon. On n’en est plus à ça près 🤣… 

Pour nous changer les idées, on nous remet de longs formulaires rédigés en russe, tous totalement incompréhensibles. Impossible de les compléter. Dans un Russe aléatoire de Maïté et un anglais tout aussi aléatoire d’une des douanières sortie pour nous aider, nous suivons aveuglément les instructions de cette dernière et finissons tant bien que mal par compléter les documents (la douanière était bien ennuyée, notre voyage insolite ne rentrant dans aucune case, il lui a fallu improviser à plusieurs reprises). 

2h30 plus tard arrive enfin l’inspection du véhicule et de son contenu….🫣


ÉPISODE 9

Le douanier me demande d’ouvrir la porte de la cellule, donc pour pouvoir y entrer je veux relever le toit. Et là, non,  ce n’est pas une blague, les deux vérins d’ouverture du toit me lâchent en même temps et le toit ne peut plus rester ouvert. 🤪

J’improvise avec nos têtes de lit en bois des supports improvisés pour maintenir le toit ouvert, tant bien que mal. L’inspection peut commencer, pas besoin de tout sortir, il me demande juste d’ouvrir au fur et à mesure les tiroirs sur lesquels il jette un œil averti. Idem pour les coffres où nous rangeons nos réserves de nourritures. Tout à l’air de lui convenir et à ma grande surprise, le contrôle se passe tout à fait correctement. Sur le côté une douanière avec un chien en laisse attend que cette première inspection soit terminée pour intervenir à son tour, mais étant donné que le lait en poudre n’intéressait pas ce brave petit chien tout se passe bien.

Vous vous êtes réjouis trop vite, non ce n’est pas fini…

On m’enjoint de me rendre dans un immense hangar accompagné d’une douanière, Maïté devant m’attendre sur place pendant ce temps. Ils vont scanner le véhicule. Je n’en peux plus, trois nuit blanches font que dans la salle où le technicien m’a demandé d’attendre, je m’endors. Il me réveille et me dit de retourner au point contrôle ( du moins c’est ce que j’ai cru comprendre vu ma parfaite maîtrise du russe). Évidemment je me perds et je me retrouve du côté où sont contrôlé les poids lourds, demis tour, et j’arrive enfin à retrouver le porche de contrôle des véhicules légers… mais à contre sens!

Epuisé je gare l’ISUZU, je replonge dans un sommeil de plomb, pendant que Maite fait le pied de grue devant la guérîte de la douane. Au bout d’une petite heure on nous remet enfin nos papiers. 


ÉPISODE 10

Nous nous dirigeons vers la barrière de sortie, mais elle ne s’ouvre pas! 

Un soldat sort furieux du guichet (évidement nous ne savons pas pourquoi), quand heureusement le chauffeur d’une camionnette Moldave, avec son Google Trad ( le notre ne fonctionne pas  car plus de réseau),  nous fait comprendre que pour pouvoir sortir il faut payer 300 roubles. Non c’est une blague, on a des dollars mais des roubles on n’en as pas… NONNNNNNNNNN.

Pas de panique, car (la vie est bien faite, non?) le Moldave nous fait comprendre qu’il peut changer nos dollars en roubles, évidemment… à un taux désavantageux mais au moins on pourra sortir.

LA BARRIÈRE S’OUVRE SUR LA RUSSIE, IL EST 7H DU MATIN.

Compte tenu de la fatigue nous avions envisagé de dormir sur le parking d’une des stations d’essence qui se trouve juste à la sortie de la douane. 

Mais non, dormir là ça nous file la nausée. nous ne voulons pas dormir là, nous préférons faire un peu de route malgré la fatigue afin de nous éloigner physiquement de ces trois journées d’enfer.

Voilà, nous sommes en Russie.

Contrairement à ce que nous supposions, sur les 65 heures qu’il a fallu pour passer les 500 m de zone frontière Lettonie/Russie,  la douane russe n’a nécessité « que » 17 heures,  (dont 5 de contrôle). Comme quoi…..

À bientôt , Saint Petersbourg dans le prochain article… (promis on essaiera de faire plus court!!!).


 Bonjour les amis et les amies

Voilà, nos aventures du Grand Nord se terminent aujourd’hui. 

Je voulais vous dire combien nous avons été heureux d’écouter vos messages, contes, chansons, musiques, tout au long de notre route, ça emplissait la voiture et nos oreilles, en même temps que les paysages émerveillaient nos yeux (et ensemble, la partition est très bonne pour le cœur😉). 

Ils nous ont accompagnés, tenu compagnie, et c’était vraiment super agréable, comme si vous étiez là  avec nous. Ok, normalement ils devaient nous accompagner en MONGOLIE, mais ils ont su «transplaner» en ISLANDE. 

Alors un grand MERCI.

Jean Marc et Maïté 


 Bonjour les amis et les amies


Voilà que pointe à l’horizon notre départ des Îles Féroé. Fin mai, après avoir réservé les dates du bateau, nous avions eu des doutes sur la durée de ce séjour, pensant qu’au bout du compte, 15 jours seraient sans doute superflus pour vagabonder sur ces petites îles… Eh bien nous nous étions trompés. D’une part nous n’avons pas eu le temps de randonner autant que nous l’aurions voulu et d’autre part nous n’avons pas pu aller sur toutes les îles, faute de temps. Mais bon, nous avons pu visiter quand même les plus importantes.


Je pensais aussi avoir fait une erreur en choisissant d’aller aux Féroé début septembre, alors que tous les oiseaux ou presque sont déjà repartis vers leurs différents lieux de migration, et que les périodes les moins pluvieuses sont fin juin/début juillet. Mais en fin de compte si nous y étions allés en même temps que notre ami Jean Pierre, juste avant l’Islande, nous aurions eu, comme lui, du vent et de la pluie durant tout le séjour, et nous n’aurions pas pu aller voir les oiseaux. Comme quoi il n’est pas forcément judicieux de suivre les recommandations des guides touristiques 😉.


Couvert…


… Découvert, en quelques heures.
Nous avons eu beaucoup de chance. Nous n’avons connu que deux jours avec réellement de la pluie toute la journée, dont une passée bien au sec et chouchouté à l’hôpital, et l’autre, dans un bateau pour changer d’île. Les deux ou trois autres journées de grisaille avec un peu de bruine nous ont aussi permis de découvrir les Îles Féroé dans leur élément. 
Des nuages bas qui vous cachent les beautés de la vallée dans laquelle vous vous rendez, et qui disparaissent sans prévenir en quelques instants pour laisser place à des nuages d’altitude, découvrant alors subitement toute la beauté du lieu. C’est comme un jeu de cache cache permanent, qui vous impose d’être patient pour saisir des moments où la magie opère (« Sainte Patience », n’est ce pas Michelle? 😇😁). Évidemment le reste du temps nous avons eu beau temps, ce qui ne gâche rien, mais même avec le plein soleil, nous savions que les nuages étaient là, en embuscade, juste derrière la montagne où nous nous rendions, alors il fallait adopter la Zen attitude.
Bon d’accord, pour moi ça n’a pas été facile…😌 (…franchement il exagère, il est en grand progrès!!!)


Pour ces derniers jours nous avons décidé d’utiliser tous les transports publics à notre disposition, (bateaux et hélicoptère compris.)
Donc, embarquement immédiat pour l’île de SANDOY.


Sur cette île il y a très peu de montagnes et celles qui s’y trouvent ne sont pas très hautes. Du coup beaucoup plus de terres accessibles, donc plus de cultures.


Dans la plupart des églises, comme dans celle de SANDUR sur l’île de SANDOY, figurent des reproductions de bateaux, qui inscrivent la communauté humaine comme peuple de la mer.

 

Comme  vous l’avez compris, aux Îles Féroé, il n’y a rien d’aussi extraordinaire que ce que nous avons vu en Islande, mais il y a une atmosphère particulière; elle donne un charme unique à ces îles, qui méritent vraiment le détour.
Comme ce petit village d’HUSAVIK sur l’île de SANDOY.


Ou celui de VIDAREIDI sur l’île de VIDOY


Dans ce petit village, il y a une crèche, et derrière le bâtiment dans un petit jardin, un troupeau de poussettes… à notre grande surprise, il y avait des bébés dans ces poussettes-berceaux!!!🤫😴
Il semble qu’aujourd’hui le dortoir était dehors à l’abri du vent…
J’imagine ça en France, je ne vous raconte pas le scandale aux infos du soir.🤨


Faute d’arc en ciel, Maïté se lance dans la photo avec reflet.


Bon, je dois dire que c’est pas mal du tout. (…il est trop gentil ce garçon! Il est temps qu’on rentre et qu’il reprenne le boulot😂)


Allo….
Un hélicoptère pour mercredi s’il vous plaît…
( je vous donne directement la traduction du Féroïen)
A 13h16 à KLAKSVIK…
Entendu, reçu 5 sur 5…
Petit clin d’œil pour ne pas oublier qu’il n’y a pas si longtemps,  ce type d’appareil, ancêtre de nos portables, était utilisé avec le plus grand respect !


Aujourd’hui, journée particulière. Il y a quelques jours nous avions décidé de prendre l’hélicoptère pour nous rendre sur une île, toute petite, la plus au nord de l’archipel. Mais voilà, aux Féroé, l’hélico est un «transport public», et on ne peut accéder qu’à un vol par jour - donc pas d’aller-retour dans la même journée… Et pas possible de dormir sur place ! Il fallait donc trouver un autre moyen de transport pour assurer le retour vers notre voiture/maison. Mais pour cela…il fallait aussi que tous les horaires coïncident. Après plusieurs heures à tourner le problème dans tous les sens j’ai trouvé une possibilité de faire ça le dernier jour, soit mercredi 14. 
Donc, départ en hélicoptère depuis KLAKSVIK pour nous rendre sur l’île de FULGOY.


Quand on a vu la tête de la météo à notre arrivée à l’héliport on s’est dit que c’était râpé…. C’était sans compter sur la magie des Îles Féroé. L’hélicoptère a décollé, le temps s’est levé, et là… un festival…


Je n’avais jamais vu ça, un arc en ciel complet. Oui, oui, un rond complet d’arc en ciel. 
Bon d’accord je suis une bille et je n’ai pas réussi à le filmer en entier, mais vous en voyez déjà une bonne partie. En plus j’ai oublier d’arrêter de filmer, une bille j’vous dis…


KIRKJA sur l’île de FUGLOY: un tout petit village, sur une toute petite île, 44 habitants, répartis en 2 hameaux, KIRKJA et HATTARVIK. Comme d’hab la chance nous sourit, quand une averse nous surprend, un homme, qui restaure une maison, nous invite à nous mettre à l’abri dans son chantier. De fil en aiguille il nous fait visiter cette maison, la plus vieille maison du village - en même temps  pas si vieille que ça puisqu’elle date de 1946. Mais 1946 aux Féroé et sur cette île, ça devait être encore bien différend de chez nous (ici l’électricité n’est arrivée qu’en 1960!) Mais cette maison  est restée dans son jus, avec tous les meubles d’époque et la petite boutique attenante idem, avec encore quelques articles sur les étagères. Un vrai moment de bonheur. L’homme en question, profondément gentil, réalise  par ailleurs des films documentaires. Nous irons les visionner dès notre retour.
Et non, pas de photo de l’intérieur de la maison, aussi incroyable que cela puisse être, Maïté n’a pas osé demander. 🙃


On a bien fait de ne pas choisir l’Isuzu comme moyen de transport, même ici ils ont des loubards qui piquent les roues la nuit!
Bon d’accord c’est une blague 😂


Retour en bateau. En effet pour se rendre sur cette île c’est soit le bateau soit l’hélicoptère, et pour ce dernier, retour  impossible, puisque nous avions déjà coché la case aller le jour-même. L’hiver, si les conditions météo ne sont pas bonnes, les habitants peuvent rester trois mois isolés, sans possibilité de rejoindre les îles principales…
Vu que c’était l’avant dernier jour de notre périple aux Îles Féroé, on a eu de la chance…


Depuis que Maite a été malade sur le bateau en venant, elle n’est plus aussi rassurée, d’autant que là, ça remuait vraiment beaucoup (mon intense activité intérieure que JMarc a immortalisée sur cette photo: ne pas quitter une seconde des yeux - si possible 🤣 - la ligne d’horizon). À notre arrivée au port un taxi nous attendait pour nous ramener ensuite à notre voiture que nous avions laissée sur le parking de l’héliport.
Voilà notre journée triathlon s’achève en même temps que notre avant dernier jour…


Pour cette dernière matinée, le temps est très nuageux mais ce sont des nuages d’altitude donc nous avons droit à une très bonne visibilité. Du coup nous essayons pour la troisième fois de prendre la fameuse route 50, qui parait il offre des points de vue magnifiques…
Ce qui fut le cas.


Après quoi nous nous sommes rendus au fort de TORSHAVN que nous n’étions pas allés voir à notre arrivée. Rien d’extraordinaire mais il fallait bien passer le temps, notre bateau part à 20h.😄


Pour  finir, nous allons visiter le musée national des Féroé,  pour voir les œuvres d’un peintre Féroïen très connu ici, Samu Joensen-Mikines, qui a peint son pays avec passion, authenticité  et transparence. 
(Heureusement pour nous, lors de ce séjour, nous n’avons pas été témoins de massacre des dauphins, comme la tradition Féroïenne le ritualise en septembre. 
Mais en voyant cette peinture on imagine bien le carnage…😭)


Il avait aussi saisi toute l’angoisse qui nourrit aussi parfois la vie sur ces îles.


Nous embarquons une dernière fois sur le NORONA en direction du DANEMARK.


Non vous ne rêvez pas! Pour nous consoler nous nous sommes offert une petite séance de Hot Tub sur le bateau en pleine nuit (il parait que la perfection n’est pas de ce monde, mais parfois c’est bien imité 😂)


À bientôt

















 Bonjour les amis et les amies


Après ma sortie de l’hôpital et pour « changer d’air » nous changeons d’ile,  direction: celle d’ESTUROY, pour une journée de récupération dans un petit camping à AEDUVIK tout au sud, au bord de la mer.
Je ne sais pas pourquoi je dis chaque fois « au bord de la mer », parce qu’aux Îles Féroé tu n’es jamais loin de la mer, où que tu sois, le max du max c’est 5 km.
Pareil pour les « petits campings », déjà  ici tous les camping sont petits (parfois même si petits qu’on ne les as pas trouvés 😄).


Mais voilà, pour aller sur l’île d’ESTUROY, nous avons choisi de prendre le tunnel qui passe sous la mer, nous aurions pu aussi prendre un pont, mais c’était moins drôle…
Non, non, vous ne rêvez pas, c’est bien un rond point dans le tunnel sous la mer.
Eh oui ce tunnel dessert trois directions…


Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais nous étions allés au village de TJORNUVIK, c’est le petit village que l’on devine plus qu’on ne le voit, au fond du petit fjord…


Je vous avais parlé de deux pitons rocheux, « le géant et la sorcière », que nous apercevions au loin.
Eh bien ces deux pitons font en réalité partie de l’île d’ESTUROY, à son extrémité nord, et nous avons randonné pour les voir de plus près. Pour information, à cet endroit la falaise a un à pic de 352 m de haut.
La légende raconte qu’un pêcheur islandais et sa femme, voyant que ce territoire s’était détaché de l’Islande, ont voulu l’y ramener. Ils ont amarré leur bateau à la montagne d’EIDISKOLLUR pour la remorquer. Mais voilà, les dieux n’étaient pas du tout de cet avis, ils se sont fâchés tout rouge et ils les ont pétrifiés sur place.
…bon, le rapport avec le géant et la sorcière, je ne l’ai pas vraiment compris. Si de votre côté vous pouvez éclairer notre lanterne, merci d’avance😉


En tous cas de là haut, très belles vues sur les autres îles.
Mais il est bien difficile pour nous de savoir de quelles îles ils s’agit, tant elles sont imbriquées les unes avec les autres.


Aux Féroé, contrairement à l’Islande, les villages sont réellement des villages, réunissant en proximité  plusieurs dizaines de maisons (en Islande les maisons sont très éloignées les unes des autres, et on y parle de village à partir de deux ou trois maisons - et une église😄). 
Outre les points de vue magnifiques sur les falaises et la mer que nous offrent ces îles Féroé , c’est l’emplacement de leurs villages dans des endroits totalement improbables qui en constituent aussi le charme et la beauté.
Nous itinérons donc pour aller voir ces villages, passant par les routes de montagnes, où empruntant les tunnels sous la mer.


Souvent nous y trouvons un monument aux morts, non pas de la guerre, mais des innombrables marins naufragés. Juste pour nous rappeler ce qu’ont été, et peuvent parfois encore être, les conditions de vie ici, où là pêche a toujours été LA ressource du pays.
D’autres monuments racontent des histoires ou légendes locales, comme ici à ELDUVIK sur l’île d’EYSTUROY, « Le marin et le triton »…



…ou comme cette statue exposée sur un rocher au bas du village MYKLADALUR sur l’île de KALSOY.
Elle nous raconte l’histoire d’une Selkie à la peau de phoque.
Les Selkies sont des personnages imaginaires du folklore des Shetland et d’Ecosse.
 (L’univers des contes ne connaît pas de frontières!)


Incroyable, la miniature de cette femme phoque est même en vente au distributeur local de boissons de MYKLADALUR, entre les cocas et autres fantas dont les Féroiens sont amateurs ! 
 

Il y a aussi les sites qui présentent un intérêt particulier, comme ici à OYNDARFJORDUR sur l’île d’EYSTUROY, pour des rochers qui, parait-il, roulent sous l’eau avec le mouvement de la houle? 
Mais on ne peut pas tout avoir, beau temps/pas de vent/pas de vague, et voir les rochers rouler.
Nous ne pouvons donc pas attester de la véracité de ce phénomène !


Souvent aussi notre chemin nous fait rencontrer des sculptures sans légende, juste pour nous faire rêver, comme à FUGLAFJORDUR sur l’île d’EYSTUROY où plusieurs sculptures de semblable mouture ornent la jetée du port.


Le village de KUNOY, sur l’île du même nom, et qui est d’ailleurs le seul village de l’île éponyme, a , quant à lui, la particularité de posséder une forêt plantée par les habitants en 1903, forêt qui fait partie du parc forestier national des Féroé.


Non, non je ne blague pas, vous êtes bien en train de voir la célèbre forêt de KUNOY qui doit faire à tout casser quelque ares et où pousse une belle variété d’essences d’arbres différentes, comme quoi tout est relatif.
Il est vrai qu’ici les arbres mettent trois ou quatre fois plus temps à pousser que par chez nous, compte tenu du climat et de la qualité du sol, du coup les espaces boisés doivent se compter sur les doigts d’une main de Francis. (Frédérique, on y a même trouvé de jolis champignons mais malheureusement des 🍄, ou d’autres non identifiés) 


Vous imaginez bien que chacune de ces îles accueille un, voire plusieurs phares, pour signaler les différents écueils que les marins pourraient rencontrer. Pour qu’ils soient vraiment efficaces il a fallu les percher sur les hauteurs, au bord de falaises de plusieurs centaines de mètres, comme le phare de KALLUR au nord du village de TROLLANES sur l’île de KALSOY. 
Ils dominent alors les montagnes des autres îles environnantes, et randonner vers eux offre des vues absolument magnifiques et impressionnantes.
Pour ceux qui l’ont encore en tête (DOM! camembert/cinéma au Trivial Poursuit😉) une scène mythique du James Bond «No Time to Die » a été tournée à cet endroit.
Pour les besoins du scenario, une tombe a été placée comme décor sur cette falaise et elle y est toujourss, sujet photographique pour les inconditionnels de James Bond dont je ne suis pas 🤭.


Le phare de AKRABERG : ce phare, le plus au sud des Îles Féroé, sur l’île de SUDUROY, rappelle aux marins qu’ils entrent dans une zone particulièrement dangereuse. On imagine la force des vents auxquels il doit être régulièrement confronté puisqu’il a fallu le soutenir à l’aide de quatre haubans. 


Nous avons découvert au hasard d’une rencontre de voyage, que le drapeau original des Îles Féroé, créé en 1919 par trois jeunes Féroiens, était exposé sur l’île de SUDUROY, mais sans plus de précisions.
Maïté qui - comme chacun le sait - est une grenouille de bénitier, ne peut s’empêcher de visiter toutes les églises de notre parcours; elle a découvert le dit drapeau dans l’une d’elle, à FAMJIN (comme quoi faut pas leur jeter la pierre, aux  🐸 !)


Grotte d’orgues basaltiques à FRODBA, toujours sur l’île de SUDUROY, qui nous rappelle le passé volcanique de ces îles.


Bon il est temps que je referme cette page, notre bateau va bientôt partir pour nous ramener à TORSHAVN sur l’île de STREYMOY. 
Ici tu prends le bateau comme en banlieue nous nous prenons le RER. Par contre, eux, ils sont scrupuleusement à l’heure 😂 et les prix sont réellement moins chers que le RER, 20 € pour 2h45 de traversée, pour la voiture et nous deux!!! Leur ticket de bus serait presque plus coûteux que celui des bateaux.


À bientôt 











 Bonjour les amis et les amies

C’est assez incroyable, depuis que nous sommes arrivés aux Féroé, le temps couvert s’est levé et nous avons droit à un ciel bleu certes moucheté de quelques nuages, mais avec une température inespérée (16 degrés😀) et très peu de vent. Ceci dit, ici le vent n’est pas froid comme celui que nous avions en Islande, lequel descendait directement des glaciers, brrrrrr…

Même les Féroïens n’en reviennent pas d’avoir un aussi beau temps et depuis si longtemps! (3 jours d’affilée sans pluie, tout est relatif 😉).

Alors nous en profitons pleinement parce que nous avons bien compris que cela ne durerait pas…

Nous allons changer d’île pour la première fois et emprunter les fameux tunnels qui passent sous la mer.

Et au passage, nous nous arrêtons au gré des villages que nous traversons.


L’église octogonale d’HALDORSVIK 


Ici aussi il y a des cascades, certes pas aussi impressionnantes qu’en Islande, mais néanmoins tout aussi charmantes.
Comme celle de FOSSA


Et toujours ces églises aux toits végétalisés comme à HOSVIK


Bon, sans radar pour repérer les bancs de poissons c’est plus la même…
Résultat: nul, décidément la pêche et moi nous ne sommes pas copains…
 (…ce que c’est qu’un cerveau de garçon et une mémoire de poisson rouge… il a oublié les 25 kgs de poissons pêchés en Islande!🤣… mais en même temps, il n’a pas complètement tort - 🥺 - le bateau était il est vrai équipé d’un radar!)


Voilà nous sommes sur l’île de VAGAR et nous allons voir le lac de SORVAGSVATN. Non pas pour les jolies petites maisons de pêcheurs en pierres de lave et toits végétalisés qui bordent les rives…


Mais parce que c’est un lac qui surplombe la mer de 30 mètres et qui n’en est séparé que par une petite largeur de falaise.


A tel point qu’à certains endroits on a l’impression que mer et lac se confondent.


Mais le lac finit par s’écouler dans la mer par une petite cascade du joli nom de BOSDALAFOSSUR.


Nous continuons notre périple sous un ciel de plus en plus bleu et traversons  de petits villages qui rivalisent de beauté les uns avec les autres, comme ici à BOUR, avec ces petits hangars à bateau qui donnent directement sur la plage…


..et son point de vue sur des petits îlots torturés par l’érosion du vent, de la pluie et de la mer…


…pour arriver à GASALADUR et sa célèbre cascade de MULAFOSSUR.


J’adore la broderie de cercles qu’elle fait dans la mer en tombant…


Et toujours des points de vue de rêve, comme celui sur DRANGARNIR.


Anne, celui-ci c’est « le doigt du Troll » TROLLKONUFINGUR…!
Tu pourras peut être t’en inspirer 🤣


Au passage à SANDAVAGUR, en allant voir ce doigt du Troll, nous avons remarqué une drôle de sculpture,
Elle nous apprend que non loin de ce village, la légende raconte qu’un berger, passant près d’une rivière, voit, posée sur la berge, une robe rouge brodée de pierres précieuses. Il s’en empare sans savoir que c’est la robe d’une géante, qui prenait son bain dans la rivière.


Quand celle-ci s’en aperçoit , elle est catastrophée et fait appel à sa sœur pour qu’elle poursuive le berger afin de récupérer la robe.


Mais celui-ci ne voulant pas rendre la robe, enfourche son cheval et galope vers l’église, parce que tout le monde sait bien que les géants ne peuvent pas pénétrer sur une terre sainte. Seulement voilà… juste avant qu’il n’y arrive, la sœur de la géante réussit à attraper un bout de la robe et comme chacun d’eux tire de toutes ses forces, la robe se déchire! Et il n’est resté dans les mains du berger que l’une des manches, qui a servi à faire une soutane pour l’ecclésiastique de l’église. Soutane, paraît-il, toujours en service…


Avant de nous rendre dans un village où se trouve une cathédrale inachevée, nous avons pris le bateau pour aller admirer les falaises de VESTMANNA qui sont elles aussi en quelque sorte des cathédrales.
 

Ces falaises de plus de 500 mètres  de haut se sont tellement morcelées au cours des 65 millions d’années qui les séparent dans le temps de leur appartenance initiale à l’Islande, qu’elles ont créé  un ensemble de blocs séparés les uns des autres par d’étroits passages…


…dans lesquels notre bateau s’est amuser à slalomer.
En plus d’être impressionnant c’était tout à fait magique d’être au milieu de ces monstres de roches.


Au village de KIRKJUBOUR


nous allons voir la cathédrale de SAINT-MAGNUS, construite en 1300, mais restée inachevée, 


Et aussi, la plus vieille ferme des Îles Féroé, KIRKJUBOARGARDUR, toujours habitée par les descendants d’une même famille depuis plus de 500 ans…


Ce tout petit village ne se contente pas de tous ces records, puisqu’il en ajoute un autre, avec la plus vieille église des Îles Féroé, SAINT-OLAF, qui est l’aînée de notre Dame de Paris de près de 50 ans puisqu’elle fut construite en 1111.


Non Luco, ce n’est pas une piste d’atterrissage pour un ULM…
Mais juste des ballots de foins qui sont parfaitement alignés 😄


Comme vous savez que je ne fais pas les choses à moitié, j’ai voulu voir les infirmières de l’hôpital de TORSHAVN, le temps était mauvais pour les deux jours à venir alors autant se retrouver au chaud.


Non je déconne (ah vraiment? 😤), je n’allais pas si mal que ça (ben tiens 🤪), mais suffisamment quand même pour être admis à l’hôpital (!!!). 
Mes vertiges de Ménière m’ont repris dans la nuit après m’avoir laissé  tranquille pendant 4 ans. 
Après 5 heures de… bref je vous passe les détails peu ragoûtants🤮 ,  je me suis décidé à demander une aide médicamenteuse.


Mais tout va bien, je suis sorti moins de 24 heures après.

À bientôt




 Bonjours les Amis et les Amies OUPS… on a oublié de publier ce dernier article qui devait clôturer notre voyage au Maroc! CHEFCHAOUEN Ici t...