Bonjour les amis et les amies

 Une fois n’est pas coutume, nous avons abandonné notre Titou et Mio pour un séjour éclair en Laponie Finlandaise et plus exactement, à Rovaniemi.

D’aucuns disent que c’est le lieu le plus kitch de la Laponie ( village du père Noël…) ? Nous n’allons pas les contredire, et nous allons même, durant ce court séjour, nous rouler joyeusement, et dans la neige, et dans le tourisme de base! Une fois n’est pas coutume :-)

JOUR 1 ( -3° à -6° )


Arrivée en avion à Rovaniemi, tout est blanc! Et pour cause, 60 cm de neige, je vous le dis: que du bonheur en perspective 😃


Une fois installé dans une très belle maison


au bord d’un lac gelé…
visite du village du Père Noël… 
Tous les pays nordiques revendiquent d’être le pays du père Noël et évidemment la Finlande n’y coupe pas.


Sa maison:


Rovaniemi se situe juste au niveau du cercle polaire, matérialisé  ici par une guirlande bleue, et c’est justement là que se trouve le village du père Noël! Vous voyez comme la vie est bien faite 😉

JOUR 2 ( -5° à -8° )

À l’origine, les habitants de la Laponie sont les Samis, il semblerait que ce soit le plus vieux peuple autochtone d’Europe, il est d’ailleurs reconnu comme tel par l’ONU.
Plus haut je vous parlais de la Laponie Finlandaise, parce qu’en soi, la Laponie n’est pas un pays, mais une région, qui couvre le nord de quatre pays ( Norvège, Suède, Finlande, Russie ). Le peuple Samis se répartit sur ces quatre pays et la plus part d’entre eux étaient et sont toujours des éleveurs de rennes. Cet animal, essentiellement élevé pour sa viande, est très apprécié des Lapons mais aussi des Finnois en général. Il était traditionnellement utilisé pour se déplacer, en l’occurrence, de nos jours, s’il est toujours élevé pour sa viande, il ne déplace plus que les touristes :-)

Après un petit dej consistant, nous voilà donc partis pour une petite ferme d’élevage de rennes,


où nous apprenons à attraper les rennes avec le lasso traditionnel…


et à atteler le renne à son traîneau.


Et nous voici partis pour une balade…


dans une forêt d’épicéas et de bouleaux, où la neige absorbe tous les bruits, et confère à ces lieux une tranquillité apaisante.


Après l’effort le réconfort, en premier lieu pour les animaux…
Les rennes raffolent du lichen, c’est leur sucrerie.🤪


Et pendant que le maître des lieux nous prépare des crêpes…
 

…assis sur des peaux de Rennes, nous faisons griller la traditionnelle saucisse finlandaise (makkara), apparemment un pilier de l’alimentation finnoise.


La peau du renne a la plus forte concentration de poils au cm2 et chacun de ces poils renferme une poche d’air, ce qui fait de cette fourrure un isolant parfait. Utilisée autrefois par les Samis dans leurs tipis pour les isoler du sol - la plus part du temps gelé , elle l’est aujourd’hui par les campeurs.


Je vous passe les délires de notre fine équipe sur le lac gelé devant la maison ( parties de boule de neige, luge, et autres gourmandises…)

JOUR 3 ( -15° à -20° )


Par une très belle journée, nous voici partis pour le Parc de Korouoma, une immense faille de 30 km de long, qui s’est ouverte il y a plusieurs centaines de millions d’années, créant un canyon de 100m de profondeur, dans lequel les rivières, qui s’écoulaient paisiblement sur le plateau avant cela, se jettent dorénavant dans le vide, créant de merveilleuses cascades gelées en hiver.


Compte tenu des températures le terrain est particulièrement glissant et l’accès aux cascades gelées n’est pas toujours facile.


Ruskea Virta


Mammuttiputous


Jaska Jokunen
Je sais, une fois de plus je vous parle de cascades, mais avouez que ça en valait vraiment la peine…😇
Pour les férus d’escalade, certaines sont ouvertes à ce sport, quand elles sont gelées bien sur😂…


Dans tous les lieux publics  il y a  des cabanes et autres abris de ce genre, les «LAAVU»; ils sont équipés d’un foyer central et permettent aux passants de venir faire un pique-nique, en famille ou entre amis, autour d’un bon feu de bois.


En ce début de nuit, c’est dans un tipi que nous nous sommes retrouvés à écouter des histoires, contes et autres légendes de Finlande.

JOUR 4 ( -15° à -27° )

Lever de bonne heure pour une balade en moto neige par -20° sur une rivière gelée, faut vraiment être dérangés 🤪


Cosmonautes des neiges, équipés de combinaisons et de bottes spéciales, encore un sacré  bon moment!


L’après midi, nous voila partis au sud de Rovaniemi sur un lac gelé, pour une partie de pêche sous la glace. Les SAMIS l’appellent la « la pêche blanche ».
Saviez vous qu’en Finlande il y a…  plus de 188000 lacs!🤔


Il faut commencer par percer les 90 cm de glace et pour cela on utilise une espèce de tarière à glace la           « Jääkaira »


Puis, à l’aide d’une minuscule canne à pêche on fait descendre l’hameçon et son appât jusqu’au fond du lac.


Enfin confortablement installés, il n’y a plus qu’à patienter…


Malgré le décor paradisiaque et ensoleillé au milieu de nulle part, patienter, sans bouger, sur un lac gelé quand il fait -20°, je vous assure que ça limite le charme du moment. D’autant plus que, même si nous étions 8, nous n’avons péché aucun poisson.

Ce soir, changement de gibier, et ouverture de ce qu’il est courant d’appeler, ici: la chasse aux aurores boréales. 
C’est en grande partie dans l’espoir de voir ces aurores boréales que nous avons choisi de voyager en Finlande en hiver, saison la plus propice pour cela.
Mais voilà, les aurores boréales, ça ne se commande pas à  l’avance, c’est un concours de circonstances favorables qui vous permettent d’en voir - ou pas.
Et depuis notre arrivée, les facteurs propices n’étaient pas au rendez vous. Ciels nuageux donc aucune visibilité. Pas d’activité solaire suffisante. Mais, de l’avis des différents guides avec lesquels nous avons pu échanger depuis notre arrivée, il semblerait que les conditions soient en train de changer à partir de ce soir. Nous avons donc téléchargé toutes les applications conseillées par ces guides, qui nous ont appris les règles pour chasser l’aurore boréale, et ce soir, c’est en solo que nous allons nous lancer. 


Installés à l’abri d’un Laavu autour d’un bon feu de bois nous sommes prêts à braver les -27°, et…



Pendant deux heures nous avons pu admirer des aurores boréales, certes, pas aussi belles que sur beaucoup de photos que l’on trouve sur internet, mais celles-ci nous les avons vues pour de vrai…



Inutile de vous dire que par -27° tout gelait dès qu’il y avait un peu d’humidité, c’est une drôle de sensation. 🥶

JOUR 5 ( -17° à -29,5° )
Après une bonne matinée de repos, nous nous rendons dans une ferme d’élevage de chiens de traîneau.
En Laponie les Samis n’ont jamais utilisé les chiens de traîneau pour se déplacer, la présence de ces chiens est uniquement liée au tourisme, donc très récente.


Ce ne sont pas des huskys de Sibérie qui tirent le traîneau, mais des huskys d’Alaska. Ils sont issus de plusieurs croisements pour obtenir une race de chiens particulièrement résistante et qui s’adapte bien aux températures hivernales extrêmes.


Après quelques explications pour s’initier à la conduite du traîneau,  et guide en tête, nous partons pour 10 km dans une nature vierge de toute présence humaine, sous un ciel d’un bleu limpide, un vrai régal pour les yeux.


Lorsque nous devons nous arrêter pour intervertir conducteur et passager, nous avons droit à un concert de gémissements de la part des chiens, impatients de reprendre leur course effrénée.

Le soir, nous avions décidé  de prendre un guide pour cette soirée qui semblait la plus propice pour chasser les aurores, tant d’après les guides que nous avions rencontrés que d’après les infos issues des applications.

Eh bien nous n’avons pas été déçus, nous avons, de fait, participé à une véritable traque.
Départ vers 20h.
En route avec le guide,  dans le ciel un trait vert apparaît… le guide nous informe qu’il y a un petit spot, à 5 minutes de route, mais que parfois 5 mn c’est déjà trop et les aurores peuvent disparaître plus rapidement que ça.
Arrivés à l’endroit en question…

  

… nous n’en croyons pas nos yeux, une magnifique aurore boréale, encore plus belle que toutes celles que nous avions pu voir la veille.
Mais le guide se met à courir et nous entraine de l’autre côté des arbres…


Juste pour voir cette splendide aurore qui va évoluer et se mouvoir dans le ciel durant 10 à 15 minutes.
Nous sommes comblés.
Quand l’aurore nous quitte (hé oui elle apparaissent et disparaissent à leur guise) nous reprenons la route vers le spot initialement prévu, près d’un lac gelé équipé d’une LAAVU, pour pouvoir faire du feu en attendant qu’une nouvelle aurore se décide éventuellement à apparaître.
Nous allons patienter de longues heures par moins -29,5° -  non non je ne me suis pas trompé vous lisez bien -29,5° - pendant lesquelles à tour de rôle nous tentons de nous réchauffer près du feu avant de retourner prendre notre quart de surveillance du ciel en espérant…
Et rien… 
Mais sur le point de plier bagage et de rentrer chez nous, nos traînardes de filles, qui rentraient à reculons car pas question d’abandonner (on se demande de qui elles tiennent. 😄) , et alors qu’il ne restait plus que nous sur les lieux (1h du matin, ça peut se comprendre), voilà qu’elles se mettent à hurler dans la nuit pour alerter leurs parents remontant vers le van…



Durant plus d’une demi-heure nous allons assister à une féerie dans tout le ciel, malgré la pleine lune qui éclairait comme si nous étions en plein jour.
Inutile de vous vous dire l’état d’excitation dans lequel nous étions toutes et tous.
La chance nous avait souri et la magie avait opéré.

JOUR 6 ( -7° a -18° )
Aujourd’hui nous quittons notre gîte, ce soir nous dormirons… ailleurs. 
Mais avant cela, direction la mine d’ améthyste de LAMPIVAARA dans le parc PIHA LUOSTO
Cette mine est très ancienne, il y a plusieurs millions d’années elle était recouverte d’une montagne haute de plus de 4000 m mais les érosions successives ont découvert le centre de la montagne et fait apparaître cette mine à ciel ouvert qui se trouve à présent à 600 m d’altitude. 
Durant plusieurs milliers d’années les Samis ont considéré cette montagne comme sacrée.
Seuls les Chamans avait le droit d’y monter. Ils furent les premiers à découvrir ce lieu et à en extraire des pierres « magiques ».


Si nous avions prévu d’y monter avec des raquettes par un chemin de randonnée, la fatigue aidant, nous avons préféré utiliser la petite navette locale pour nous y rendre.


Mais nous avons quand même pu admirer les magnifiques paysages qui défilaient le long de la montée, paysages dignes des contes de fée. 
L’épaisse couche de neige qui recouvre chaque branche, donne aux arbres l’apparence de personnages dont les silhouettes inquiétantes garderaient l’accès de la montagne.


Après quelques explications sur la qualité des améthystes que l’on peut trouver dans cette mine, nous nous sommes transformés en mineurs pour trouver notre propre améthyste, que nous avons pu emporter.

Après quoi nous nous dirigeons vers le lieu où nous allons passer la dernière nuit de ce voyage.


dans un igloo…


Un rêve d’enfant qui se réalise enfin…
Sur des peaux de rennes comme au temps des Samis, mais dans des duvets particulièrement efficaces, sur un lit familial taille dans la glace, nous avons passé une excellente nuit!

JOUR 7 ( -8° à -11° )

Avant de prendre l’avion du retour à 18h30, une dernière bulle festive en Laponie, dans le minuscule parc d’attraction à côté du village du père Noël « SNOWMAN WORLD »… on ne fait pas plus touristique :-)


Bar de glace


Toboggan de glace


Descente sur une mini piste de bobsleigh 

Voilà le récit de notre petite escapade en LAPONIE.
Mise en scène de Hanna et Jean Marc 
Avec la participation active de Lise Clément Anthony et Maïté 

Mais pour finir cet article et juste pour le plaisir des yeux.


















































































 



















 Bonjour les amis et les amies

Voilà, nos aventures du Grand Nord se terminent aujourd’hui. 

Je voulais vous dire combien nous avons été heureux d’écouter vos messages, contes, chansons, musiques, tout au long de notre route, ça emplissait la voiture et nos oreilles, en même temps que les paysages émerveillaient nos yeux (et ensemble, la partition est très bonne pour le cœur😉). 

Ils nous ont accompagnés, tenu compagnie, et c’était vraiment super agréable, comme si vous étiez là  avec nous. Ok, normalement ils devaient nous accompagner en MONGOLIE, mais ils ont su «transplaner» en ISLANDE. 

Alors un grand MERCI.

Jean Marc et Maïté 


 Bonjour les amis et les amies


Voilà que pointe à l’horizon notre départ des Îles Féroé. Fin mai, après avoir réservé les dates du bateau, nous avions eu des doutes sur la durée de ce séjour, pensant qu’au bout du compte, 15 jours seraient sans doute superflus pour vagabonder sur ces petites îles… Eh bien nous nous étions trompés. D’une part nous n’avons pas eu le temps de randonner autant que nous l’aurions voulu et d’autre part nous n’avons pas pu aller sur toutes les îles, faute de temps. Mais bon, nous avons pu visiter quand même les plus importantes.


Je pensais aussi avoir fait une erreur en choisissant d’aller aux Féroé début septembre, alors que tous les oiseaux ou presque sont déjà repartis vers leurs différents lieux de migration, et que les périodes les moins pluvieuses sont fin juin/début juillet. Mais en fin de compte si nous y étions allés en même temps que notre ami Jean Pierre, juste avant l’Islande, nous aurions eu, comme lui, du vent et de la pluie durant tout le séjour, et nous n’aurions pas pu aller voir les oiseaux. Comme quoi il n’est pas forcément judicieux de suivre les recommandations des guides touristiques 😉.


Couvert…


… Découvert, en quelques heures.
Nous avons eu beaucoup de chance. Nous n’avons connu que deux jours avec réellement de la pluie toute la journée, dont une passée bien au sec et chouchouté à l’hôpital, et l’autre, dans un bateau pour changer d’île. Les deux ou trois autres journées de grisaille avec un peu de bruine nous ont aussi permis de découvrir les Îles Féroé dans leur élément. 
Des nuages bas qui vous cachent les beautés de la vallée dans laquelle vous vous rendez, et qui disparaissent sans prévenir en quelques instants pour laisser place à des nuages d’altitude, découvrant alors subitement toute la beauté du lieu. C’est comme un jeu de cache cache permanent, qui vous impose d’être patient pour saisir des moments où la magie opère (« Sainte Patience », n’est ce pas Michelle? 😇😁). Évidemment le reste du temps nous avons eu beau temps, ce qui ne gâche rien, mais même avec le plein soleil, nous savions que les nuages étaient là, en embuscade, juste derrière la montagne où nous nous rendions, alors il fallait adopter la Zen attitude.
Bon d’accord, pour moi ça n’a pas été facile…😌 (…franchement il exagère, il est en grand progrès!!!)


Pour ces derniers jours nous avons décidé d’utiliser tous les transports publics à notre disposition, (bateaux et hélicoptère compris.)
Donc, embarquement immédiat pour l’île de SANDOY.


Sur cette île il y a très peu de montagnes et celles qui s’y trouvent ne sont pas très hautes. Du coup beaucoup plus de terres accessibles, donc plus de cultures.


Dans la plupart des églises, comme dans celle de SANDUR sur l’île de SANDOY, figurent des reproductions de bateaux, qui inscrivent la communauté humaine comme peuple de la mer.

 

Comme  vous l’avez compris, aux Îles Féroé, il n’y a rien d’aussi extraordinaire que ce que nous avons vu en Islande, mais il y a une atmosphère particulière; elle donne un charme unique à ces îles, qui méritent vraiment le détour.
Comme ce petit village d’HUSAVIK sur l’île de SANDOY.


Ou celui de VIDAREIDI sur l’île de VIDOY


Dans ce petit village, il y a une crèche, et derrière le bâtiment dans un petit jardin, un troupeau de poussettes… à notre grande surprise, il y avait des bébés dans ces poussettes-berceaux!!!🤫😴
Il semble qu’aujourd’hui le dortoir était dehors à l’abri du vent…
J’imagine ça en France, je ne vous raconte pas le scandale aux infos du soir.🤨


Faute d’arc en ciel, Maïté se lance dans la photo avec reflet.


Bon, je dois dire que c’est pas mal du tout. (…il est trop gentil ce garçon! Il est temps qu’on rentre et qu’il reprenne le boulot😂)


Allo….
Un hélicoptère pour mercredi s’il vous plaît…
( je vous donne directement la traduction du Féroïen)
A 13h16 à KLAKSVIK…
Entendu, reçu 5 sur 5…
Petit clin d’œil pour ne pas oublier qu’il n’y a pas si longtemps,  ce type d’appareil, ancêtre de nos portables, était utilisé avec le plus grand respect !


Aujourd’hui, journée particulière. Il y a quelques jours nous avions décidé de prendre l’hélicoptère pour nous rendre sur une île, toute petite, la plus au nord de l’archipel. Mais voilà, aux Féroé, l’hélico est un «transport public», et on ne peut accéder qu’à un vol par jour - donc pas d’aller-retour dans la même journée… Et pas possible de dormir sur place ! Il fallait donc trouver un autre moyen de transport pour assurer le retour vers notre voiture/maison. Mais pour cela…il fallait aussi que tous les horaires coïncident. Après plusieurs heures à tourner le problème dans tous les sens j’ai trouvé une possibilité de faire ça le dernier jour, soit mercredi 14. 
Donc, départ en hélicoptère depuis KLAKSVIK pour nous rendre sur l’île de FULGOY.


Quand on a vu la tête de la météo à notre arrivée à l’héliport on s’est dit que c’était râpé…. C’était sans compter sur la magie des Îles Féroé. L’hélicoptère a décollé, le temps s’est levé, et là… un festival…


Je n’avais jamais vu ça, un arc en ciel complet. Oui, oui, un rond complet d’arc en ciel. 
Bon d’accord je suis une bille et je n’ai pas réussi à le filmer en entier, mais vous en voyez déjà une bonne partie. En plus j’ai oublier d’arrêter de filmer, une bille j’vous dis…


KIRKJA sur l’île de FUGLOY: un tout petit village, sur une toute petite île, 44 habitants, répartis en 2 hameaux, KIRKJA et HATTARVIK. Comme d’hab la chance nous sourit, quand une averse nous surprend, un homme, qui restaure une maison, nous invite à nous mettre à l’abri dans son chantier. De fil en aiguille il nous fait visiter cette maison, la plus vieille maison du village - en même temps  pas si vieille que ça puisqu’elle date de 1946. Mais 1946 aux Féroé et sur cette île, ça devait être encore bien différend de chez nous (ici l’électricité n’est arrivée qu’en 1960!) Mais cette maison  est restée dans son jus, avec tous les meubles d’époque et la petite boutique attenante idem, avec encore quelques articles sur les étagères. Un vrai moment de bonheur. L’homme en question, profondément gentil, réalise  par ailleurs des films documentaires. Nous irons les visionner dès notre retour.
Et non, pas de photo de l’intérieur de la maison, aussi incroyable que cela puisse être, Maïté n’a pas osé demander. 🙃


On a bien fait de ne pas choisir l’Isuzu comme moyen de transport, même ici ils ont des loubards qui piquent les roues la nuit!
Bon d’accord c’est une blague 😂


Retour en bateau. En effet pour se rendre sur cette île c’est soit le bateau soit l’hélicoptère, et pour ce dernier, retour  impossible, puisque nous avions déjà coché la case aller le jour-même. L’hiver, si les conditions météo ne sont pas bonnes, les habitants peuvent rester trois mois isolés, sans possibilité de rejoindre les îles principales…
Vu que c’était l’avant dernier jour de notre périple aux Îles Féroé, on a eu de la chance…


Depuis que Maite a été malade sur le bateau en venant, elle n’est plus aussi rassurée, d’autant que là, ça remuait vraiment beaucoup (mon intense activité intérieure que JMarc a immortalisée sur cette photo: ne pas quitter une seconde des yeux - si possible 🤣 - la ligne d’horizon). À notre arrivée au port un taxi nous attendait pour nous ramener ensuite à notre voiture que nous avions laissée sur le parking de l’héliport.
Voilà notre journée triathlon s’achève en même temps que notre avant dernier jour…


Pour cette dernière matinée, le temps est très nuageux mais ce sont des nuages d’altitude donc nous avons droit à une très bonne visibilité. Du coup nous essayons pour la troisième fois de prendre la fameuse route 50, qui parait il offre des points de vue magnifiques…
Ce qui fut le cas.


Après quoi nous nous sommes rendus au fort de TORSHAVN que nous n’étions pas allés voir à notre arrivée. Rien d’extraordinaire mais il fallait bien passer le temps, notre bateau part à 20h.😄


Pour  finir, nous allons visiter le musée national des Féroé,  pour voir les œuvres d’un peintre Féroïen très connu ici, Samu Joensen-Mikines, qui a peint son pays avec passion, authenticité  et transparence. 
(Heureusement pour nous, lors de ce séjour, nous n’avons pas été témoins de massacre des dauphins, comme la tradition Féroïenne le ritualise en septembre. 
Mais en voyant cette peinture on imagine bien le carnage…😭)


Il avait aussi saisi toute l’angoisse qui nourrit aussi parfois la vie sur ces îles.


Nous embarquons une dernière fois sur le NORONA en direction du DANEMARK.


Non vous ne rêvez pas! Pour nous consoler nous nous sommes offert une petite séance de Hot Tub sur le bateau en pleine nuit (il parait que la perfection n’est pas de ce monde, mais parfois c’est bien imité 😂)


À bientôt

















 Bonjour les amis et les amies


Après ma sortie de l’hôpital et pour « changer d’air » nous changeons d’ile,  direction: celle d’ESTUROY, pour une journée de récupération dans un petit camping à AEDUVIK tout au sud, au bord de la mer.
Je ne sais pas pourquoi je dis chaque fois « au bord de la mer », parce qu’aux Îles Féroé tu n’es jamais loin de la mer, où que tu sois, le max du max c’est 5 km.
Pareil pour les « petits campings », déjà  ici tous les camping sont petits (parfois même si petits qu’on ne les as pas trouvés 😄).


Mais voilà, pour aller sur l’île d’ESTUROY, nous avons choisi de prendre le tunnel qui passe sous la mer, nous aurions pu aussi prendre un pont, mais c’était moins drôle…
Non, non, vous ne rêvez pas, c’est bien un rond point dans le tunnel sous la mer.
Eh oui ce tunnel dessert trois directions…


Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais nous étions allés au village de TJORNUVIK, c’est le petit village que l’on devine plus qu’on ne le voit, au fond du petit fjord…


Je vous avais parlé de deux pitons rocheux, « le géant et la sorcière », que nous apercevions au loin.
Eh bien ces deux pitons font en réalité partie de l’île d’ESTUROY, à son extrémité nord, et nous avons randonné pour les voir de plus près. Pour information, à cet endroit la falaise a un à pic de 352 m de haut.
La légende raconte qu’un pêcheur islandais et sa femme, voyant que ce territoire s’était détaché de l’Islande, ont voulu l’y ramener. Ils ont amarré leur bateau à la montagne d’EIDISKOLLUR pour la remorquer. Mais voilà, les dieux n’étaient pas du tout de cet avis, ils se sont fâchés tout rouge et ils les ont pétrifiés sur place.
…bon, le rapport avec le géant et la sorcière, je ne l’ai pas vraiment compris. Si de votre côté vous pouvez éclairer notre lanterne, merci d’avance😉


En tous cas de là haut, très belles vues sur les autres îles.
Mais il est bien difficile pour nous de savoir de quelles îles ils s’agit, tant elles sont imbriquées les unes avec les autres.


Aux Féroé, contrairement à l’Islande, les villages sont réellement des villages, réunissant en proximité  plusieurs dizaines de maisons (en Islande les maisons sont très éloignées les unes des autres, et on y parle de village à partir de deux ou trois maisons - et une église😄). 
Outre les points de vue magnifiques sur les falaises et la mer que nous offrent ces îles Féroé , c’est l’emplacement de leurs villages dans des endroits totalement improbables qui en constituent aussi le charme et la beauté.
Nous itinérons donc pour aller voir ces villages, passant par les routes de montagnes, où empruntant les tunnels sous la mer.


Souvent nous y trouvons un monument aux morts, non pas de la guerre, mais des innombrables marins naufragés. Juste pour nous rappeler ce qu’ont été, et peuvent parfois encore être, les conditions de vie ici, où là pêche a toujours été LA ressource du pays.
D’autres monuments racontent des histoires ou légendes locales, comme ici à ELDUVIK sur l’île d’EYSTUROY, « Le marin et le triton »…



…ou comme cette statue exposée sur un rocher au bas du village MYKLADALUR sur l’île de KALSOY.
Elle nous raconte l’histoire d’une Selkie à la peau de phoque.
Les Selkies sont des personnages imaginaires du folklore des Shetland et d’Ecosse.
 (L’univers des contes ne connaît pas de frontières!)


Incroyable, la miniature de cette femme phoque est même en vente au distributeur local de boissons de MYKLADALUR, entre les cocas et autres fantas dont les Féroiens sont amateurs ! 
 

Il y a aussi les sites qui présentent un intérêt particulier, comme ici à OYNDARFJORDUR sur l’île d’EYSTUROY, pour des rochers qui, parait-il, roulent sous l’eau avec le mouvement de la houle? 
Mais on ne peut pas tout avoir, beau temps/pas de vent/pas de vague, et voir les rochers rouler.
Nous ne pouvons donc pas attester de la véracité de ce phénomène !


Souvent aussi notre chemin nous fait rencontrer des sculptures sans légende, juste pour nous faire rêver, comme à FUGLAFJORDUR sur l’île d’EYSTUROY où plusieurs sculptures de semblable mouture ornent la jetée du port.


Le village de KUNOY, sur l’île du même nom, et qui est d’ailleurs le seul village de l’île éponyme, a , quant à lui, la particularité de posséder une forêt plantée par les habitants en 1903, forêt qui fait partie du parc forestier national des Féroé.


Non, non je ne blague pas, vous êtes bien en train de voir la célèbre forêt de KUNOY qui doit faire à tout casser quelque ares et où pousse une belle variété d’essences d’arbres différentes, comme quoi tout est relatif.
Il est vrai qu’ici les arbres mettent trois ou quatre fois plus temps à pousser que par chez nous, compte tenu du climat et de la qualité du sol, du coup les espaces boisés doivent se compter sur les doigts d’une main de Francis. (Frédérique, on y a même trouvé de jolis champignons mais malheureusement des 🍄, ou d’autres non identifiés) 


Vous imaginez bien que chacune de ces îles accueille un, voire plusieurs phares, pour signaler les différents écueils que les marins pourraient rencontrer. Pour qu’ils soient vraiment efficaces il a fallu les percher sur les hauteurs, au bord de falaises de plusieurs centaines de mètres, comme le phare de KALLUR au nord du village de TROLLANES sur l’île de KALSOY. 
Ils dominent alors les montagnes des autres îles environnantes, et randonner vers eux offre des vues absolument magnifiques et impressionnantes.
Pour ceux qui l’ont encore en tête (DOM! camembert/cinéma au Trivial Poursuit😉) une scène mythique du James Bond «No Time to Die » a été tournée à cet endroit.
Pour les besoins du scenario, une tombe a été placée comme décor sur cette falaise et elle y est toujourss, sujet photographique pour les inconditionnels de James Bond dont je ne suis pas 🤭.


Le phare de AKRABERG : ce phare, le plus au sud des Îles Féroé, sur l’île de SUDUROY, rappelle aux marins qu’ils entrent dans une zone particulièrement dangereuse. On imagine la force des vents auxquels il doit être régulièrement confronté puisqu’il a fallu le soutenir à l’aide de quatre haubans. 


Nous avons découvert au hasard d’une rencontre de voyage, que le drapeau original des Îles Féroé, créé en 1919 par trois jeunes Féroiens, était exposé sur l’île de SUDUROY, mais sans plus de précisions.
Maïté qui - comme chacun le sait - est une grenouille de bénitier, ne peut s’empêcher de visiter toutes les églises de notre parcours; elle a découvert le dit drapeau dans l’une d’elle, à FAMJIN (comme quoi faut pas leur jeter la pierre, aux  🐸 !)


Grotte d’orgues basaltiques à FRODBA, toujours sur l’île de SUDUROY, qui nous rappelle le passé volcanique de ces îles.


Bon il est temps que je referme cette page, notre bateau va bientôt partir pour nous ramener à TORSHAVN sur l’île de STREYMOY. 
Ici tu prends le bateau comme en banlieue nous nous prenons le RER. Par contre, eux, ils sont scrupuleusement à l’heure 😂 et les prix sont réellement moins chers que le RER, 20 € pour 2h45 de traversée, pour la voiture et nous deux!!! Leur ticket de bus serait presque plus coûteux que celui des bateaux.


À bientôt 











 Bonjours les Amis et les Amies OUPS… on a oublié de publier ce dernier article qui devait clôturer notre voyage au Maroc! CHEFCHAOUEN Ici t...