Bonjour les amis et les amies,

Nous entamons, la route de la Mongolie, tranquillou, pour laisser à nos compagnons de route le temps de passer la frontière et de nous rejoindre.

Ayant quitté Saint Petersbourg, nous nous enfonçons progressivement dans la Russie profonde. Les routes principales sont très correctes (quand elle ne sont pas en travaux). Les routes secondaires sont, pour le moment, passables, avec des tronçons bien abîmés; et de là, des pistes distribuent ensuite des petits villages. 






Nous longeons d’interminables forêts de pins et de bouleaux, qui recèlent parfois quelques petits villages bien cachés, dont toutes les maisons sont entièrement en bois… et pour cause. C’est seulement dans les villes que les constructions en béton refond leur apparition.





D’après ce que j’ai pu lire, le camping « sauvage » est autorisé en Russie. Nous préférons toujours, dans la mesure du possible, demander aux gens leur accord avant de nous installer, autorisation qui nous a été donnée pour l’instant à chaque fois avec amabilité. (Pour ceux qui suivent nos déplacements sur la carte-satellite, les écarts et aller/retours des points, en fin de journée, sont souvent le fait de la recherche d’un lieu en pleine nature pour y passer la nuit). Seul désagrément jusqu’à présent: l’environnement des rivières et marécages génère une multitude de moustiques affamés… mais bon, on ne peut pas avoir l’un sans l’autre.





Nous avons même eu droit à un contrôle de police alors que nous étions installés pour déjeuner au bord d’une rivière en centre ville. Un policier nous y aborde pour quelques questions. 
Là, il faut que je fasse un aparté, Maïté se débrouille formidablement bien en Russe, imaginez: échanger avec un policier qui ne parle que le russe et réussir à se faire comprendre! (…il est trop mimi mon Ours chéri, comme il ne parle pas du tout russe, il admire mes quelques mots, mais pour moi qui ne connaît que ces quelques mots, je ne ressens que l’étendue de mon ignorance… mais bon, on va le laisser l’admirer, c’est pas mal non plus!😁 Et aussi, Google trad est une sacré béquille…) Bref au bout du compte ce policier nous a même demandé si nous n’étions pas offensés par son intervention… Il a pris quelques photos de la voiture et de nos papiers, nous a communiqué les n° d’appels d’urgence de la police et des soins médicaux et nous a souhaité un bon voyage, lui aussi, avec le sourire (…un élément sans doute important, dans le dialogue que nous avons avec ce policier: comme il voulait savoir pourquoi nous étions là, je suis allé chercher notre carnet de voyage, sorte de petit journal de notre aventure, où nous nous présentons, nous, notre famille, nos voyages… il a trouvé nos filles très belles🤩, et, lisant que j’avais été enseignante, il nous a confié que… son fils aussi! Un authentique petit moment communication…)

Nous profitons de notre avance pour visiter les petites villes où nous nous arrêtons. C’est ainsi que nous découvrons VOLOGDA, son Kremlin et sa Cathédrale Sainte Sophie.









Et aussi TOTMA petite bourgade au bord de la rivière SUKHONA, très agréable également. En allant y faire des courses, la caissière du magasin nous demande très gentiment de nous rendre au bord de la rivière, où se trouve une jolie promenade aménagée. Nous nous exécutons, et quelle n’est pas notre surprise en nous baladant, de rencontrer une statue illustrant la fable de La Fontaine «  Le Corbeau et le Renard »!





Il semblerait que tout soit beau dans les meilleur des monde, mais tel n’est pas le cas. Il nous faut résoudre aussi quelques problèmes techniques, comme faire le plein d’eau. Si dans la majorité des pays que nous avons visité, ce n’était qu’une simple formalité, en Russie il en va tout autrement. Ici l’eau potable courante n’existe pas et en tout cas, nous n’avons trouvé aucun point pour faire le plein du réservoir, à part au camping de Saint Petersbourg, et encore, l’eau distribuée est impropre à la consommation. Il nous faut donc repérer des sources et à l’aide de bidon faire le plein, c’est un peu laborieux mais au moins on a de l’eau à peu près potable. Ou dernière possibilité: le remplir avec des bonbonnes d’eau minérale achetées dans les commerces.




Une autre particularité de ce pays - peut-être elle aussi en rapport avec la complexité de la gestion de l’eau, c’est qu’il n’y a pas de laverie. (Les campings se comptent sur les doigts d’une main - et encore - donc pas de possibilité d’y séjourner de temps à autre pour avoir accès à un lave-linge. Il va donc falloir laver le linge à la main. A moins que je ne trouve un bidon à large embouchure pour en faire une machine à laver en le fixant sur le toit du véhicule quand on roule (…sur les portions de route où ça secoue bien, ce sera « programme intensif »
🤣).


Enfin la nourriture, pour ça pas de problème de ravitaillement nous croisons une multitude de supermarché et de supérettes dans lesquelles nous trouvons absolument tout ce dont nous avons besoin. Nous allons régulièrement au restaurant et nous sommes agréablement surpris par la qualité des plats proposés, tout particulièrement dans les restaurants Géorgiens.






Normalement ce soir nos amis nous rejoignent. En attendant nous faisons la chasse aux moustiques, ça occupe😵‍💫c’est infernal au point que nous nous équipons sans délai d’une bombe anti moustiques)

Et demain, tous les 4, direction la Mongolie, pendant 9 jours.

 Bonjour les amis et les amies,

Saint Petersbourg, superbe ville. Un accueil adorable de notre cousine Liudmilla, qui nous attend à l’aire de camping car! Une première petite marche dans la ville pour se rendre chez elle à quelque pas de là, elle nous explique tout, le fonctionnement des bus du métro et autres petites formalités qui vont nous faciliter un séjour des plus agréables. 


Voilà notre lieu de résidence juste derrière la statue de Pierre le Grand…Non, pas l’hôtel Park In, mais juste en bas à droite derrière les arbres… quelques camping cars, c’est ici!


Dès le lendemain après une bonne nuit de sommeil nous partons à la découverte de la ville.


Saint Petersbourg c’est grand, c’est très grand; et c’est beau, c’est très beau. 

Mais avant de vous présenter cette ville ( du moins une toute petite partie de cette ville) il faut évoquer de sa naissance. C’est Pierre le Grand (il doit son nom à sa taille exceptionnelle de 2,04 m) qui décide, en 1703, d’édifier une cité à l’embouchure de la Neva, en plein milieu d’un immense marais au bord de la mer baltique. Il en dessine les plans, organise et dirige les travaux. Pour la construire, il  mobilise des ouvriers, qu’il traite comme des esclaves. St Petersbourg est construite sur des centaines de milliers de piliers de bois enfoncés dans le sol, et sur lesquels reposent les fondations de la ville. Les cadences et conditions de travail sont si difficiles et insalubres que plus de 150 000 travailleurs périront sur le chantier, ce qui fera dire par la suite que les fondations de la ville reposent sur les squelettes des 150 000 morts. Pierre le Grand imposera ensuite à l’aristocratie de quitter Moscou et de venir  habiter à St Petersbourg, alors même que la ville n’est pas terminée, qu’il y a d’énormes inondations, bref un vrai cauchemar. Ce tsar voyait tout  en grand, les palais, les rues. Sauf son palais d’été, tout petit, une simple maison! 

Il veut que Saint Petersbourg soit une fenêtre ouverte sur l’Europe… ce qui, à sa mort, a fait dire à certains qu’il était temps de refermer la fenêtre. Les successeurs de Pierre le Grand poursuivront tout de même son œuvre pour achever de donner à Saint Petersbourg ses lettres de noblesse.

Enfin, il ne faut pas oublier que tous les lieux que nous visitons ont été entièrement restaurés, pour ne pas dire reconstruits, après la deuxième guerre mondiale durant laquelle la ville, devenue Léningrad, avait été complètement détruite au cours d’un siège particulièrement interminable et meurtrier.  

Saint Petersbourg est un ensemble de 42 îles, entre lesquelles serpentent des rivières et des canaux, qui lui valent le surnom de Venise du nord. Pour relier ces îles ensembles: 342 ponts!




Une évocation, en plus grand, du pont des soupirs de Venise…

En 1703 la première île à être habitée est l’île au lièvre, sur laquelle Pierre le Grand fait édifier le fort  Pierre et Paul. 



A l’intérieur du fort, la cathédrale Pierre et Paul abrite les cercueils de toute la dynastie des Romanov depuis Pierre le Grand, à deux exceptions près.



En arrière plan, une croix dessinée par Pierre le Grand, dotée à ses extrémités de 4 cercles réalisés ….     en ivoire de Mammouth! (pas facile à apercevoir au milieu de toutes ces dorures…😉)

En face de l’île Pierre et Paul, le palais de l’ Ermitage. Là on fait dans le gigantisme.


Le palais de l’Ermitage vu des quais de la Neva


Le palais de l’Ermitage vu de la place Dvortsovaïa

Pour beaucoup grâce aux acquisitions innombrables de la tsarine Catherine, ce palais est devenu l’un des musées les plus prestigieux du monde. Il collectionne des quantités inouïes de toiles de maîtres, et de sculptures. 


Salle du trône.



Petit salon oriental


Pas mal la salle de bal…

Devant le palais, la place centrale se devait, elle aussi d’être très grande - ce qui a fait dire à certains qu’en comparaison notre bonne vieille place de la Concorde serait reléguée à un simple bac à sable (ça ce discute, « comparaison n’est pas raison » 😁).


La colonne de la place centrale avec, en arrière plan, les bâtiments qui abritent le musée de l’Ermitage

Le palais s’est, à plusieurs reprises, agrandi, ne parvenant plus malgré cela à contenir la multitude des œuvres accueillies: il a  alors fallu squatter les bâtiments d’en face (qui sont devenus le Musée de l’Ermitage); ce musée accueille des collections incroyables, avec tout un étage consacré aux impressionnistes, post impressionnistes, cubistes…  français, (… ou assimilés : 32 Picasso!). A croire que toutes les œuvres de nos peintres ont été achetées par les Russes😁



Une profusion …. ( ci-dessus, 2 Renoir « coups de cœur »)

 Tout au long d’une des principales artères « la perspective de Nievski », ou « Nievski Prospekt », ont été édifiés différents bâtiments et monuments.


Le bâtiment construit par Singer, (oui, le Singer des machines à coudre), qui est devenu la plus grande librairie du pays, en est un exemple.
C’est le bâtiment qui se trouve à droite.


La cathédrale « Notre dame de Kazan » en est un autre exemple.

La cathédrale « Saint Sauveur sur le sang versé » construite à l’endroit où l’empereur Alexandre II a été assassiné ( chez les empereurs et les tsars russes, l’assassinat semble être une tradition, on n’hésite pas à faire tuer, son fils, son mari, sa femme, pour lui succéder ou parce qu’on le soupçonne de préparer un complot…) Toujours est il que cette église est absolument incroyable, imaginez:  tous les murs entièrement recouverts d’icônes en mosaïque, pas un seul espace vide et en tout 7500m2 de mosaïques et pas des mosaïque grossières, non, si vous ne vous en approchez pas d’assez près, vous pouvez croire que ce sont des œuvres peintes. 


Dans le plus pur style russe médiéval 


Hé oui, même les plafonds sont recouvert de mosaïques!


Extraordinaire!


Le Musée Russe retrace  dans sa chronologie l’histoire de la peinture russe depuis les icônes du 13eme siècle jusqu’à l’art moderne. Pour les fans de peinture c’est vraiment très intéressant.


Cette icône répertorie les différentes façons de torturer un être humain, une sorte d’encyclopédie illustrée !


Le titre de ce tableau «  la queue » ne nécessite pas d’autre explication… 

Les jardins d’été et le palais d’été de Pierre le Grand n’ont rien de princier, compte tenu des dimensions du dit palais, à peine plus grand qu’une simple demeure bourgeoise.




Étonnant cet empereur qui construit une ville aux dimensions démesurées et qui se construit un palais d’été grand… comme une maison!!!

Enfin, le théâtre Marienski. Nous avons eu la chance de pouvoir y assister à une première de l’opéra de Mozart «  l’enlèvement au sérail ».


La loge des tsars (occupée ce soir là par un descendant de Bismarck ) 


 Pour continuer dans la tradition du gigantisme, mais à l’époque contemporaine, Gazprom a fait construire la plus haute tour qui existe en Europe, vraiment très belle.
 

Pour notre dernière journée  à Saint Petersbourg, nous sommes invités par la famille de Liudmilla à une barbecue party au bord de la mer Baltique, à 80 km de Saint Petersbourg. Beau et bienfaisant moment d’amitié, de calme et de gourmandise,  hors du temps, qui nous a permis de nous reposer après 5 jours de découverte intensive de la ville.


Préparation des grillades


Le repos du guerrier😁


Après la Bretagne le 31 décembre, puis l’Islande l’an dernier, Maïté teste la mer Baltique


Merci pour ce délicieux moment…

Ci dessus donc, une infime partie des merveilles que renferme cette ville. Ici les gens se sont montrés très agréables, particulièrement attentifs à nous, pour nous aider et répondre à nos attentes.  

J’allais oublier le métro, certes ce n’est pas celui de Moscou, mais il n’en est pas moins impressionnant, des escalators qui n’en finissent pas de descendre dans les entrailles de la terre - le métro doit passer sous la mer et les canaux…).  Il parait que chaque station pourrait servir d’abri anti atomique…!

 


En attendant il abrite parfois de beaux musiciens


Merci Saint Petersbourg.



 

 Bonjour les amis et les amies

La Mongolie ça se mérite…

Pour vous en donner une première idée, je m’en vais vous conter dans les menus détails les… 65 heures (non il n’y a pas d’erreur) qu’il nous a fallu pour passer la frontière entre la Lettonie et la Russie.

Vous le savez je ne suis pas un écrivain dans l’âme, attendez vous à des longueurs et passez votre chemin si vous n’êtes pas prêt à supporter cette mauvaise prose😉

  SAMEDI 13 MAI

Très mauvaise nuit, quelques appréhensions, nous nous apprêtons à franchir la frontière Russe aujourd’hui (enfin… c’est ce que nous croyons).

Avant cela il nous faut traverser la Lituanie, paysages charmant, beaucoup de nature, des bois, étangs, rivières, les amateurs de randonnée peuvent s’en donner à cœur joie… de jolies petites maisons en bois dans de tout petits villages. Je pense que nous y reviendrons!

Puis la Lettonie, peut-être un peu moins belle mais sympa quand même.


Nid de cigognes, il y en a partout

ÉPISODE 1

Nous arrivons enfin au poste frontière Lettonie/Russie vers 15h30.

Il y a 27 véhicules devant nous, en soi ce n’est pas beaucoup, nous avons bon espoir…

Pourtant nous ne bougerons pas de la journée, le poste a sans doute fermé ses portes vers 16h ( c’est le week-end), mais dans ce cas, uniquement pour les véhicules légers. Les poids lourds, eux, vont défiler toute la journée et toute la nuit à rythme soutenu (Polonais, Serbes, Lituaniens, Lettoniens, mais aussi Russes et Ukrainiens…!) business is business.

Les gens paraissent résignés, certains entament des conversations, d’autres font quelques pas en remontant la file de voitures, d’autres s’engagent dans les bois, envie de balade..? sans doute pas exactement, ils reviennent au bout de quelques minutes, nul doute sur l’objet de leur escapade. Les abords de la route ont été clairement adaptés aux besoins de la cause : à gauche forêt/toilettes, à droite fossé/poubelles.

Nous passons donc la nuit sur place, dans la file d’attente, tant bien que mal l’œil toujours aux aguets d’une éventuelle accélération diurne du passage de frontière.



DIMANCHE 14 MAI

Très mauvaise nuit, en permanence le bruit des camions qui maintiennent leur moteur allumé, attendant leur tour pour s’avancer vers le poste frontière, convoités par des moustiques en pagaille, gros comme des abeilles ( bon là j’exagère un peu)


ÉPISODE 2

Quand, à 5h du matin, 7 véhicules passent d’un coup, les voitures suivantes se regroupent pour combler l’espace libéré, mais pour ma part j’ai beau tourner la clé de contact pour avancer, le moteur refuse de démarrer, et les véhicules qui sont derrière nous en profitent pour nous doubler 😖. Que se passe t’il, ce n’est pas un problème de batterie, je panique,  quand me revient du fond de ma mémoire le souvenir d’une panne similaire à Saint Vrain, il s’agissait du désamorçage de la pompe à gasoil qui m’avait fait le même coup il y quelques années. J’ouvre le capot et je réamorce la pompe, ouf, nous démarrons et très gentiment les trois véhicules qui nous avaient dépassés nous laissent récupérer notre place dans le rang.


ÉPISODE 3

Une heure plus tard, trois autres véhicules passent la barrière, et encore une heure plus tard deux de plus. On avance petit à petit….

Puis déception, plus rien jusqu’à 11h30 et là de nouveau trois véhicules peuvent passer, nous ne sommes plus qu’à 12 véhicules de la barrière. A 13h30, 4 véhicules de moins, plus que 8 devant nous (ça sent bon la douane toute proche), à 17h, 3 véhicules de moins et à 22h  4 de moins, et nous voici arrivés en tête de file 💪, SUPER 



LUNDI 15 MAI 

ÉPISODE 4

A 2 h du matin c’est pour nous que s’ouvre enfin la barrière et nous accédons au poste de contrôle de la douane de Lettonie. 

Victoire..?

Hé bien non, car grosse déconvenue…

Après une inspection succincte du véhicule, nous sommes invités au bureau du «custom» où nous déclarons honnêtement nos 3500 Euros en espèces… et patatras, une des douanières prétend que nous n’avons pas le droit d’emporter des Euros, arguant d’un texte de loi de la Réglementation Européenne (833/2014), qui interdirait l’exportation d’Euros en Russie, sauf que… dans ce même texte, le second paragraphe précise que cette réglementation ne s’applique pas aux voyageurs allant visiter la Russie, dans la mesure où la somme est raisonnable (tolérance à 10 000€… donc nous en sommes loin). Mais la douanière ne veut rien entendre, c’est interdit c’est interdit il faut que l’on retourne en arrière pour changer nos Euros en Roubles ou en Dollars ( comme c’est étrange, les Dollars est autorisé mais pas les Euros…). Nous n’avons pas d’autre choix que de quitter la zone frontière pour essayer d’aller changer nos Euros à la ville voisine (100 km aller/retour tout de même), nous nous y résignons, demandant tout de même qu’on nous épargne à notre retour les 48 h d’attente. Demande acceptée, nous partons vers la ville changer nos Euros en Dollars. Pour ceux qui me connaissent je vous laisse imaginer mon état d’esprit envers cette douanière….

Dans la ville en question, 3 heures à attendre l’ouverture de la banque, pour apprendre qu’il nous est impossible de changer l’intégralité de la somme. Nous décidons donc  de ne changer que 100€ en $, quitte à prétexter lors du retour à la douane que dans la nuit nous ne nous sommes pas compris sur le montant de nos espèces.

Et retour à la frontière après plusieurs hésitations ( ne ferait on pas mieux d’aller passer la frontière en Estonie?) 


ÉPISODE 5 

Revenus à la barrière d’entrée de la douane, l’équipe a changé et le nouveau n’a pas été mis au courant de notre situation. À nouveau, de longues explications, mais le douanier ne veut rien entendre et nous demande d’aller nous ranger au bout de la nouvelle file d’attente! Maïté continue d’insister mais - coup de chance - dans cette file que je remonte à pied de quelques mètres pour essayer de détendre, un Russophone qui parle très bien français, me conseille de demander à parler au chef d’équipe, ce que nous faisons aussitôt, demande acceptée, et le chef nous reçoit. Et de nouveau, longues palabres (vous connaissez Maïté…) après quoi le chef appelle son chef et  ils acceptent de nous laisser passer. Yes!


ÉPISODE 6

Nous parvenons donc de nouveau au contrôle de la frontière Lettone. Maïté pense que la nouvelle équipe ne sera pas au courant de ce qui s’est produit le matin, eh bien… si! Notre charmante douanière a fait un rapport et quand nous nous présentons à l’enregistrement le rapport ressort, on nous demande un document pour justifier le changement de nos euros en dollars. Nous donnons le reçu des 100$ mais la douane ne l’accepte pas, rappelant la somme que nous avions signalée dans la nuit s’élevait à 3500€. Maïté rétorque qu’il y a eu incompréhension par  confusion des mots cash et card … Pour toute réponse, on nous fait ranger le véhicule sur le côté. Cette fois on se sent très mal barrés, moral à zéro. Après 1 heure d’attente nous décidons de lâcher le morceau et d’aller leur dire que nous quittons le passage de la zone frontière pour rebrousser chemin… Mais quand Maïté ouvre la bouche pour prendre la parole, le douanier chargé de l’enregistrement lui tend tous nos papiers: nous pouvons partir, et en russe il se fend même d’un souriant « da svidania » transcription phonétique - faute d’alphabet cyrillique sur ma tablette - de « au revoir » en russe . Ouffff on l’a échappé belle…


ÉPISODE 7

Nous arrivons devant la barrière d’entrée de la frontière russe vers 14h, soit près de 48h après notre arrivée et le début des opérations... 

Devant nous, une dizaine de véhicules en attente d’être contrôlés par la douane russe. Nous nous résignons à une nouvelle longue attente, qui durera probablement jusqu’à demain matin. Et toujours les camions et leurs moteurs qui tournent en permanence juste à côté de nous (bonjour les gaz d’échappement), et les moustiques toujours aussi voraces.

Petit à petit les véhicules passent les uns après les autres et à 2h30 du matin c’est enfin notre tour d’entrer dans la sacro sainte enceinte du contrôle douanier Russe. Après trois nuits sans quasiment dormir, vous vous doutez qu’on n’aborde pas cette étape dans les meilleures conditions, mais bon on est quand même contents d’être là.

Premier contrôle d’identité, évidement nous n’avions pas repéré que la petite feuille blanche qui nous avait été remise au passage de la barrière était à compléter. Même si Maïté a un peu appris le russe il nous a faut plusieurs essais pour compléter correctement le formulaire en question. 


ÉPISODE 8

On nous indique une position que nous devons rejoindre, au passage nous découvrons que des véhicules attendent de chaque côté, entièrement vidés de leurs bagages pour une inspection en règle. 

Là, un nouveau petit stress voit le jour dans mon cerveau. Vous le savez Maïté a préparé des tas de petits plats, qu’elle a déshydratés et soigneusement mis sous vide de même qu’un gros carton de lait en poudre reparti dans plusieurs petits sachet... et nous nous apprêtons à passer le contrôle de la douane Russe 😰. Bon. On n’en est plus à ça près 🤣… 

Pour nous changer les idées, on nous remet de longs formulaires rédigés en russe, tous totalement incompréhensibles. Impossible de les compléter. Dans un Russe aléatoire de Maïté et un anglais tout aussi aléatoire d’une des douanières sortie pour nous aider, nous suivons aveuglément les instructions de cette dernière et finissons tant bien que mal par compléter les documents (la douanière était bien ennuyée, notre voyage insolite ne rentrant dans aucune case, il lui a fallu improviser à plusieurs reprises). 

2h30 plus tard arrive enfin l’inspection du véhicule et de son contenu….🫣


ÉPISODE 9

Le douanier me demande d’ouvrir la porte de la cellule, donc pour pouvoir y entrer je veux relever le toit. Et là, non,  ce n’est pas une blague, les deux vérins d’ouverture du toit me lâchent en même temps et le toit ne peut plus rester ouvert. 🤪

J’improvise avec nos têtes de lit en bois des supports improvisés pour maintenir le toit ouvert, tant bien que mal. L’inspection peut commencer, pas besoin de tout sortir, il me demande juste d’ouvrir au fur et à mesure les tiroirs sur lesquels il jette un œil averti. Idem pour les coffres où nous rangeons nos réserves de nourritures. Tout à l’air de lui convenir et à ma grande surprise, le contrôle se passe tout à fait correctement. Sur le côté une douanière avec un chien en laisse attend que cette première inspection soit terminée pour intervenir à son tour, mais étant donné que le lait en poudre n’intéressait pas ce brave petit chien tout se passe bien.

Vous vous êtes réjouis trop vite, non ce n’est pas fini…

On m’enjoint de me rendre dans un immense hangar accompagné d’une douanière, Maïté devant m’attendre sur place pendant ce temps. Ils vont scanner le véhicule. Je n’en peux plus, trois nuit blanches font que dans la salle où le technicien m’a demandé d’attendre, je m’endors. Il me réveille et me dit de retourner au point contrôle ( du moins c’est ce que j’ai cru comprendre vu ma parfaite maîtrise du russe). Évidemment je me perds et je me retrouve du côté où sont contrôlé les poids lourds, demis tour, et j’arrive enfin à retrouver le porche de contrôle des véhicules légers… mais à contre sens!

Epuisé je gare l’ISUZU, je replonge dans un sommeil de plomb, pendant que Maite fait le pied de grue devant la guérîte de la douane. Au bout d’une petite heure on nous remet enfin nos papiers. 


ÉPISODE 10

Nous nous dirigeons vers la barrière de sortie, mais elle ne s’ouvre pas! 

Un soldat sort furieux du guichet (évidement nous ne savons pas pourquoi), quand heureusement le chauffeur d’une camionnette Moldave, avec son Google Trad ( le notre ne fonctionne pas  car plus de réseau),  nous fait comprendre que pour pouvoir sortir il faut payer 300 roubles. Non c’est une blague, on a des dollars mais des roubles on n’en as pas… NONNNNNNNNNN.

Pas de panique, car (la vie est bien faite, non?) le Moldave nous fait comprendre qu’il peut changer nos dollars en roubles, évidemment… à un taux désavantageux mais au moins on pourra sortir.

LA BARRIÈRE S’OUVRE SUR LA RUSSIE, IL EST 7H DU MATIN.

Compte tenu de la fatigue nous avions envisagé de dormir sur le parking d’une des stations d’essence qui se trouve juste à la sortie de la douane. 

Mais non, dormir là ça nous file la nausée. nous ne voulons pas dormir là, nous préférons faire un peu de route malgré la fatigue afin de nous éloigner physiquement de ces trois journées d’enfer.

Voilà, nous sommes en Russie.

Contrairement à ce que nous supposions, sur les 65 heures qu’il a fallu pour passer les 500 m de zone frontière Lettonie/Russie,  la douane russe n’a nécessité « que » 17 heures,  (dont 5 de contrôle). Comme quoi…..

À bientôt , Saint Petersbourg dans le prochain article… (promis on essaiera de faire plus court!!!).


 Bonjours les amis et amies

Juste un petit mot pour vous dire que nous sommes passés chez nos amis allemands  Sylvia et Andréas, que nous avions rencontrés en Islande. 

Un grand moment de bonheur partagé, trop bref, mais vraiment intense.

Nous espérons bientôt les voir chez nous en France…


Sinon notre périple continue, comme prévu; pour l’instant, un petit peu monotone (autoroute oblige).

 Ce soir nous campons au milieu des dinosaures près de Varsovie.

Immense camping tout à fait ravissant, ambiance Jurassik Park, où nous sommes les seuls campeurs! Je pense même que nous devons être les premiers de la saison (… à moins que le dinosaure en question n’ait croqué les précédents😉)

À bientôt

Bises à tous



 Bonjours les Amis et les Amies OUPS… on a oublié de publier ce dernier article qui devait clôturer notre voyage au Maroc! CHEFCHAOUEN Ici t...