Bonjour les amis et les amies

Petit retour en arrière sur notre escapade russe au lac BAÏKAL 

Escapade qui, bien sûr, impliquait un passage de la frontière Mongolie/Russie (je pense qu’on a gardé comme un petit trauma de notre baptême de frontières Lettonie /Russie - 36h - au début du voyage 🤣)

Eh bien cette fois-ci, dites un chiffre..?

2 heures! 

Pour nous, record absolu, qui nous sera sans doute difficile à battre! 

Nous avons passé une journée sur les rives du BAÏKAL, plages de sable, petites vagues, et même des mini marées…une véritable petite mer intérieure…



Il y a même des bateaux de pêches échoués…


Nous visitons TURKA, petit village sur la rive est du lac voué à devenir une véritable cité balnéaire pour Russes argentés, si on considère les travaux entrepris. Un phare y a même été construit au bord du lac, à un emplacement duquel il serait  possible, par temps clair, d’apercevoir voir les deux rives opposées du lac (distantes tout de même de 636 km l’une de l’autre, faut peut-être pas rêver
🙄)… De toute façon il n’en était pas question pour nous, on avait de la brume…



Un véritable phare, comme en mer…


Futur espaces d’activités touristiques …


Port de plaisance, actuellement nous n’y avons vu qu’un seul yacht…


Rives nord…


Rives sud ( pas le rocher qui est visible, mais au delà )…


Sur les rives du BAIKAL, certains lieux sont sacrés et les gens viennent s’y recueillir, le temps d’un week-end, dans une sorte de camping sauvage très organisé  et d’une grande quiétude. C’est le cas de BEZYMÂNNYL, une très belle pointe qui s’avance dans le lac en créant deux baies. 



Un lieu de prière aménagé par des fidèles bouddhistes 




Petit îlot au bout de la pointe.


Malheureusement le temps s’est vite dégradé, des pluies torrentielles sont tombées pendant deux jours sur toute la région et sur la Mongolie - où nous sommes revenus pour à nouveau 30 jours sans visa (et cette fois-ci en 6h30 de passage frontières, version: peut mieux faire mais c’est déjà pas mal 😉)... Mais coup de chance pour nous, ces deux journées étaient dévolues au trajet BAIKAL /OULAN BATOR🚙. Tout un temps et un espace pour incarner la transition entre les forêts de Sibérie du sud, devenant des pâturages vallonnés et verdoyants, puis des cultures agricoles et évoluant enfin vers les steppes.


C’est assez exceptionnel, mais après ces jours de pluie, dans les vallées les yourtes se sont retrouvées les pieds dans l’eau

 




Nous découvrons la Mongolie agricole…


Et retour à OULAN BATOR, capitale de la Mongolie et Reine des embouteillages... Nous nous en extirpons pour aller admirer la gigantesque statue de GENGIS KHAN ( 40 m de haut ) toute en inox (il semble que soit la deuxième statue la plus haute du monde, de par sa taille). 

Pour mémoire, GENGIS KHAN est LE héros national Mongole. Guerrier absolu, il a créé le plus grand empire jamais réalisé: de l’Inde, en passant par la chine, jusqu’aux portes de l’Europe et du sud du moyen orient… (rien que ça! Quel petit joueur… 🤪)

Personnage plutôt cruel, quand il s’emparait d’une ville qui avait essayé de lui résister, il faisait massacrer tout le monde ( hommes femmes, enfants vieillards.. et, dit-on, même les chiens! ) laissant intelligemment un ou deux survivants, afin qu’ils aillent ensuite témoigner de ce qui s’était passé. Évidemment à ce régime, bien peu de villes ne lui résistaient. Mais en Mongolie, l’hommage est général, et je ne crois pas que nous ayons traversé un seul village qui ne possède une et souvent plusieurs statues de lui… 





À bientôt

Bises à tous

Jean Marc et Maïté

Au fait, je ne vous ai pas donner la réponse à notre  précédente devinette..?


 

    C’est un panier de basket ball, ce n’était pas trop difficile😉

Bonjour les amis et les amies

Impressions et sensations éparses, fragmentées, issues un peu « en vrac », de notre premier mois en Mongolie.


Au quotidien, nous roulons, nous roulons, nous roulons…

Euh… mais où sont les routes..?

À part les trois principales ( Nord, sud et milieu), à peu près bitumées, toutes les autres voies étaient des pistes… et quelles pistes! Que ce soit, dans des zones humides, en montagne, ou dans la steppe, chaque chauffeur choisit sa voie (au risque de s’enliser😉); de toute façon quelle que soit celle que l’on a choisie, s’il y a une chose dont on peut être certain, c’est qu’elle sera: soit complètement défoncée, soit de la « tôle ondulée » et très rares sont les tronçons où l’on peut dépasser les 40 km/heure ( j’vous dis pas les vibrations - j’espère que nos deux 4x4 vont garder le moral et la forme 🚙 😁). 

Et cerise sur le gâteau, dans la steppe, tout est tellement sec que tout passage de véhicule soulève des nuages de poussières, ce qui nous empêche de nous suivre à moins de 300 m; et même  comme ça, cette poussière s’insinue partout, à l’intérieur du véhicule et de la cellule (😩😵‍💫🫣😤).






La météo…?

jusqu’à présent, très beau temps même parfois très chaud (40°). Des ciels couverts, et des averses dont la pluie ne parvient pas jusqu’au sol (évaporée avant de l’atteindre!) Et beaucoup de vent, souvent chargé de sable. Exceptionnellement nous avons eu droit à un orage avec de la pluie, si, si!  de la pluie, de la vraie. De la pluie mouillée 🤩!!!



Les rencontres improbables

Il fut un temps où il était fréquent de croiser dans les steppes un squelette humain, la tradition voulant que l’on dépose les morts dans la nature, pour le plus grand plaisir des charognards, et ce, afin que « l’âme soit ainsi plus rapidement libérée ». Mais ce temps semble appartenir au passé…

Actuellement, les cadavres que nous croisons au quotidien, sont sont des restes d’animaux (chevaux, chèvres, chameaux, yacks ou hainags (croisement entre la vache et le yack). Les hivers rigoureux et parfois interminables ne permettent pas aux bêtes de trouver suffisamment de nourriture. Les plus faibles n’y résistent pas. Nous avons lu que certains hivers, ce sont des troupeaux entiers qui n’y ont pas survécu, paupérisant les nomades, lesquels sont alors allés rejoindre les faubourgs des grandes villes dans l’espoir d’y trouver du travail, ce qui est le plus souvent un leurre,  et participe à générer les misères péri urbaines que l’on retrouve un peu partout sur la planète .





Heureusement qu’il y a aussi les innombrables animaux vivants, et qui nous réservent parfois de belles surprises. Comme ce petit veau qui venait juste de sortir du ventre de sa mère. Il n’arrivait pas à se mettre debout, malgré nos encouragements répétés! (Ben je crois qu’il n’avait pas encore de portable googletradisé et ne comprenait que le mongole 😄).  Sa mère le nettoyait en le léchant et du museau elle le bousculait doucement pour qu’il se redresse, ce qu’il a réussi à faire au bout d’un petit moment, après quoi instinctivement, il s’est aussitôt dirigé vers le pis maternel . On était tout émus (presque comme des papy et mamie!)
Ou bien cet aigle que nous avons dérangé pendant son repas, en passant juste à côté de lui. Ou encore ce lézard qui, se croyant complètement caché, s’est laissé caresser par Jean-Pierre!








Y a pas d’lézard il faut trouver le lézard!


Oui, oui, celui ci…

Les nomades:

La plus grande partie de l’Altaï est peuplée de Kazakhs, mais nous sommes à présent arrivés dans la Mongolie des mongoles. Il nous a fallu ce temps et cet espace pour découvrir les multiples yourtes des « nomades ». Il semble que chacun détermine son quartier d’été ou d’hiver, à des emplacements bien définis. En effet ils aménagent aussi en « dur » des parcs pour animaux ou de petites habitations de proximité, près desquels ils montent leurs yourtes la saison venue.

Donc: des nomades, au sens strict et exhaustif du terme, je ne sais pas s’il en reste beaucoup (nous verrons par la suite)?

J’avoue que durant toute la première partie de notre voyage en Mongolie j’étais un peu frustré de voir essentiellement des habitations en dur (partie Kazakh de la Mongolie).

Mais depuis quelques jours ce ne sont plus que des yourtes posées à même la steppe, le plus souvent jouxtées de ces petites structures en dur.





Au fait, chez les nomades, je m’attendais à voir des cavaliers partout 🐎… Déception, les cavaliers sont devenus des motards. Ils semble que la moto mongole ait remplacé le cheval domestique. Certes les mongoles ont encore des chevaux, mais ils ne les utilisent plus que très peu pour regrouper le bétail. Est ce pour cela que nous n’avons pas encore eu droit de goûter a l’airag (lait de jument fermenté)? boisson - semble t’il - redoutable🤮 que l’on vous propose chaque fois que vous êtes invité.


C


Autre aspect du voyage: la nourriture…?

Comment dire…  Disons la plupart de temps très monotone… moutonoignonpatatemoutonoignonpatatemoutonoignonpatate… Bon, disons qu’on apprend  à faire avec… (ou sans🤣)





Mais parfois dans les (rares) villes,  y’a des surprises!😋




Les cadeaux de la vie…

L’hospitalité, la gentillesse, la disponibilité, la simplicité… ce sont les mots qui nous viennent tout de suite à l’esprit pour décrire l’accueil que nous recevons au quotidien.

Nous vous avons déjà parlé de cette famille qui nous avaient invités dans leur yourte. Un autre exemple (parmi tant d’autres): ce couple, auquel nous avions demandé quelle direction prendre pour nous rendre dans une grotte habitée il y a… 750000 ans (sachant qu’ici il n’y a que des pistes: si on les consulte pour se rendre quelque part, les mongoles vous indiquent une direction, à vous de trouver ensuite les bonnes pistes)🤪. Évidemment au bout d’un kilomètre nous ne savions plus où aller. Arrive alors à notre niveau ce même couple, sur une moto, ( ils avaient dû se douter que nous ne nous en sortirions pas), ils nous font signe de les suivre et ils nous emmènent… 5km plus loin, au pied de cette grotte que nous cherchions déjà vainement depuis plusieurs heures. 








Ou encore, ces deux ados, auxquelles nous demandons comment se procurer une carte donnant accès au puits du village, pour faire le plein d’eau. Elles nous font signe d’attendre (oui en Mongolie la communication avec les étrangers passe beaucoup par le langage des signes😉), elles se précipitent chez elles pour y prendre la carte familiale et reviennent en courant vers nous, nous en faire profiter.




Des exemples comme ceux là, chaque jour en apporte de nouveaux.

Et le mot qu’on est sans cesse amenés à prononcer, ici - on point de le connaître à présent par cœur - c’est  « bayar lala »… Merci!



Et en même temps il faut apprendre à se connaître, et à se reconnaître. Par exemple, les mongoles ont un rapport à la propriété et à l’intimité très  diffèrent du nôtre. Ils n’hésitent pas à venir regarder l’intérieur de la cellule, sans demander notre autorisation, à ouvrir  les tiroirs pour regarder ce qu’il y a dedans. Si une de nos deux chaises est vacante, ils s’y asseyent tout naturellement, et de toute évidence.

Si nous leur présentons une boîte de gâteaux - pour qu’il en prennent un -  ils en concluent que nous leur offrons la boîte complète, et tendent les mains paume vers le haut pour que nous y déposions le présent.

Ils sont sans aucun doute beaucoup plus simples et moins encodés que nous… 😉


Allez , de grosses bises à tous, et toutes simples😁😘


Jean-Marc et Maïté 

 Bonjour les amis et les amies

Une brève sur le lac BAIKAL…

De ça aussi j’en avais rêvé. Et nous y sommes…

Le lac BAÏKAL est la réserve d’eau douce liquide naturelle la plus importante au monde, ses eaux sont tellement claires qu’il est possible d’y voir à 40 mètres de profondeur ( paraît-il ! on est des petits joueurs, on n’a pas vérifié )… mais bon, 40 mètres de visibilité sur 1642 mètres de profondeur , c’est quiqui 😉. De plus, comme il s’étend sur 636 km de long, et 24 km à 79 km de large, que nous n’avons qu’une toute petite journée pour le découvrir, nous ne pourrons que l’effleurer… Malgré ça, c’est impressionnant et émouvant de se trouver devant ce lac mythique.





Bon, même si nous sommes en plein été et au sud de la Sibérie, il ne fait pas chaud, eh bien il y a des jeunes qui se baigne!!!🥶 Ils sont fous les jeunes 😂


Et à nouveau une rencontre: lors de notre arrivée, nous avons vu une multitude de petites embarcations au milieu du lac. Et un des pêcheurs, de retour, nous apprend qu aujourd’hui 1er juillet, c’est la date officielle de l’ouverture de la pêche sur le BAIKAL. Après quelques minutes d’échanges (notre voyage le fait rire aux éclats), 
 il va chercher le bénéfice de sa pêche du jour et il nous offre 2 de ses poissons!

Une fois de plus, l’humanité… (j’espère qu’on saura toujours être dignes d’en faire partie!)

À bientôt

Bises à tous.

Jean Marc et Maïté




 Bonjour les amis et les amies,

Encore une journée qui nous laisse pantois et comblés... 

Tout commence à DALANZADGAD, après notre excursion dans la vallée glaciaire de YOLIIN AM.

Sur les conseils de nos amis belges (rencontrés à la frontière), nous avions décidé de faire réaliser un check up de nos véhicules. Et au garage, mauvaise nouvelle, il semble que les biellettes de direction aient du jeu et qu’il faille les changer. Le garagiste n’est pas en mesure de nous donner un délai de réparation, mais il nous conseille clairement de ne pas reprendre la route en l’état… Nous réunissons le CADV (conseil d’administration du voyage), et à l’unanimité (2/2), nous décidons de partir quand même pour OULAN BATOR, et de faire changer ces pièces chez un pro du 4x4 tout terrain (j’vous dis pas le niveau de stress dans le voiture pendant ce trajet!.. vous savez, le stress des chenapans bien conscients de faire exactement le contraire de qu’on leur a dit…😄)

Arrivés sains et saufs à OULAN BATOR nous nous rendons directement chez ce professionnel. Très vite nous sommes accueillis par le patron du centre, qui met en œuvre le check up immédiat et complet de nos véhicules. Pour l’Isuzu, il est catégorique : la voiture est en excellent état, il y a juste un réglage à faire et un nettoyage - réalisé dans la foulée, gratuitement (et pas question de laisser un pourboire!). En démarrant pour repartir, il constate donc que j’avais aussi un problème (sans incidence mais bien désagréable) avec le pré filtre à gasoil, qui désamorce sans cesse ma pompe au démarrage, (ce qui m’obligeait une fois sur deux à ouvrir le capot et à pomper comme un Shadock pour arriver à démarrer). Compte tenu de l’heure tardive, il me propose de revenir le lendemain matin pour changer ce filtre… (ce que nous ferons - et au même tarif!)

Oui, vous avez bien lu: prises en charge immédiate, service sans pareil et sans frais…

Un très grand MERCI à toute l’équipe de NOMIN MOTORS et en particulier à E B, son patron👏👍.





Pour clore la journée, après avoir trouvé un hôtel près de la place Gengis Khan, et remontés par l’idée de manger une pizza (après 1 mois et demi de frustration 😋), nous recherchons en vain un restaurant italien qui n’existe pas/plus, mais et à la place nous découvrons un petit « ristorante/fromagerie », dirigé par un américain, ancien journaliste, qui a voyagé et travaillé pendant plus de 40 ans en Asie, et vit depuis 10 ans en Mongolie. Il se passionne pour le potentiel du fromage mongole traditionnel produit par les nomades,  et en réalise l’affinage. Nous dégustons effectivement une perle rare (ce fromage), et nous recueillons de cet homme une mine d’informations sur la vie des mongoles, sur la bascule sociale du pays, avec le passage de la gestion soviétique d’avant les années 90 à une économie de marché aux conséquences bien classiques.

En une petite  journée, deux rencontres tellement généreuses!

Et le quotidien bien réel de notre voyage🤩


Décidément l’humanité est inépuisable, en Mongolie comme ailleurs 😉 !

À bientôt 

Bises à tous

Jean Marc et Maïté

 Bonjours les Amis et les Amies OUPS… on a oublié de publier ce dernier article qui devait clôturer notre voyage au Maroc! CHEFCHAOUEN Ici t...