Bonjour les amis et les amies

La Mongolie ça se mérite…

Pour vous en donner une première idée, je m’en vais vous conter dans les menus détails les… 65 heures (non il n’y a pas d’erreur) qu’il nous a fallu pour passer la frontière entre la Lettonie et la Russie.

Vous le savez je ne suis pas un écrivain dans l’âme, attendez vous à des longueurs et passez votre chemin si vous n’êtes pas prêt à supporter cette mauvaise prose😉

  SAMEDI 13 MAI

Très mauvaise nuit, quelques appréhensions, nous nous apprêtons à franchir la frontière Russe aujourd’hui (enfin… c’est ce que nous croyons).

Avant cela il nous faut traverser la Lituanie, paysages charmant, beaucoup de nature, des bois, étangs, rivières, les amateurs de randonnée peuvent s’en donner à cœur joie… de jolies petites maisons en bois dans de tout petits villages. Je pense que nous y reviendrons!

Puis la Lettonie, peut-être un peu moins belle mais sympa quand même.


Nid de cigognes, il y en a partout

ÉPISODE 1

Nous arrivons enfin au poste frontière Lettonie/Russie vers 15h30.

Il y a 27 véhicules devant nous, en soi ce n’est pas beaucoup, nous avons bon espoir…

Pourtant nous ne bougerons pas de la journée, le poste a sans doute fermé ses portes vers 16h ( c’est le week-end), mais dans ce cas, uniquement pour les véhicules légers. Les poids lourds, eux, vont défiler toute la journée et toute la nuit à rythme soutenu (Polonais, Serbes, Lituaniens, Lettoniens, mais aussi Russes et Ukrainiens…!) business is business.

Les gens paraissent résignés, certains entament des conversations, d’autres font quelques pas en remontant la file de voitures, d’autres s’engagent dans les bois, envie de balade..? sans doute pas exactement, ils reviennent au bout de quelques minutes, nul doute sur l’objet de leur escapade. Les abords de la route ont été clairement adaptés aux besoins de la cause : à gauche forêt/toilettes, à droite fossé/poubelles.

Nous passons donc la nuit sur place, dans la file d’attente, tant bien que mal l’œil toujours aux aguets d’une éventuelle accélération diurne du passage de frontière.



DIMANCHE 14 MAI

Très mauvaise nuit, en permanence le bruit des camions qui maintiennent leur moteur allumé, attendant leur tour pour s’avancer vers le poste frontière, convoités par des moustiques en pagaille, gros comme des abeilles ( bon là j’exagère un peu)


ÉPISODE 2

Quand, à 5h du matin, 7 véhicules passent d’un coup, les voitures suivantes se regroupent pour combler l’espace libéré, mais pour ma part j’ai beau tourner la clé de contact pour avancer, le moteur refuse de démarrer, et les véhicules qui sont derrière nous en profitent pour nous doubler 😖. Que se passe t’il, ce n’est pas un problème de batterie, je panique,  quand me revient du fond de ma mémoire le souvenir d’une panne similaire à Saint Vrain, il s’agissait du désamorçage de la pompe à gasoil qui m’avait fait le même coup il y quelques années. J’ouvre le capot et je réamorce la pompe, ouf, nous démarrons et très gentiment les trois véhicules qui nous avaient dépassés nous laissent récupérer notre place dans le rang.


ÉPISODE 3

Une heure plus tard, trois autres véhicules passent la barrière, et encore une heure plus tard deux de plus. On avance petit à petit….

Puis déception, plus rien jusqu’à 11h30 et là de nouveau trois véhicules peuvent passer, nous ne sommes plus qu’à 12 véhicules de la barrière. A 13h30, 4 véhicules de moins, plus que 8 devant nous (ça sent bon la douane toute proche), à 17h, 3 véhicules de moins et à 22h  4 de moins, et nous voici arrivés en tête de file 💪, SUPER 



LUNDI 15 MAI 

ÉPISODE 4

A 2 h du matin c’est pour nous que s’ouvre enfin la barrière et nous accédons au poste de contrôle de la douane de Lettonie. 

Victoire..?

Hé bien non, car grosse déconvenue…

Après une inspection succincte du véhicule, nous sommes invités au bureau du «custom» où nous déclarons honnêtement nos 3500 Euros en espèces… et patatras, une des douanières prétend que nous n’avons pas le droit d’emporter des Euros, arguant d’un texte de loi de la Réglementation Européenne (833/2014), qui interdirait l’exportation d’Euros en Russie, sauf que… dans ce même texte, le second paragraphe précise que cette réglementation ne s’applique pas aux voyageurs allant visiter la Russie, dans la mesure où la somme est raisonnable (tolérance à 10 000€… donc nous en sommes loin). Mais la douanière ne veut rien entendre, c’est interdit c’est interdit il faut que l’on retourne en arrière pour changer nos Euros en Roubles ou en Dollars ( comme c’est étrange, les Dollars est autorisé mais pas les Euros…). Nous n’avons pas d’autre choix que de quitter la zone frontière pour essayer d’aller changer nos Euros à la ville voisine (100 km aller/retour tout de même), nous nous y résignons, demandant tout de même qu’on nous épargne à notre retour les 48 h d’attente. Demande acceptée, nous partons vers la ville changer nos Euros en Dollars. Pour ceux qui me connaissent je vous laisse imaginer mon état d’esprit envers cette douanière….

Dans la ville en question, 3 heures à attendre l’ouverture de la banque, pour apprendre qu’il nous est impossible de changer l’intégralité de la somme. Nous décidons donc  de ne changer que 100€ en $, quitte à prétexter lors du retour à la douane que dans la nuit nous ne nous sommes pas compris sur le montant de nos espèces.

Et retour à la frontière après plusieurs hésitations ( ne ferait on pas mieux d’aller passer la frontière en Estonie?) 


ÉPISODE 5 

Revenus à la barrière d’entrée de la douane, l’équipe a changé et le nouveau n’a pas été mis au courant de notre situation. À nouveau, de longues explications, mais le douanier ne veut rien entendre et nous demande d’aller nous ranger au bout de la nouvelle file d’attente! Maïté continue d’insister mais - coup de chance - dans cette file que je remonte à pied de quelques mètres pour essayer de détendre, un Russophone qui parle très bien français, me conseille de demander à parler au chef d’équipe, ce que nous faisons aussitôt, demande acceptée, et le chef nous reçoit. Et de nouveau, longues palabres (vous connaissez Maïté…) après quoi le chef appelle son chef et  ils acceptent de nous laisser passer. Yes!


ÉPISODE 6

Nous parvenons donc de nouveau au contrôle de la frontière Lettone. Maïté pense que la nouvelle équipe ne sera pas au courant de ce qui s’est produit le matin, eh bien… si! Notre charmante douanière a fait un rapport et quand nous nous présentons à l’enregistrement le rapport ressort, on nous demande un document pour justifier le changement de nos euros en dollars. Nous donnons le reçu des 100$ mais la douane ne l’accepte pas, rappelant la somme que nous avions signalée dans la nuit s’élevait à 3500€. Maïté rétorque qu’il y a eu incompréhension par  confusion des mots cash et card … Pour toute réponse, on nous fait ranger le véhicule sur le côté. Cette fois on se sent très mal barrés, moral à zéro. Après 1 heure d’attente nous décidons de lâcher le morceau et d’aller leur dire que nous quittons le passage de la zone frontière pour rebrousser chemin… Mais quand Maïté ouvre la bouche pour prendre la parole, le douanier chargé de l’enregistrement lui tend tous nos papiers: nous pouvons partir, et en russe il se fend même d’un souriant « da svidania » transcription phonétique - faute d’alphabet cyrillique sur ma tablette - de « au revoir » en russe . Ouffff on l’a échappé belle…


ÉPISODE 7

Nous arrivons devant la barrière d’entrée de la frontière russe vers 14h, soit près de 48h après notre arrivée et le début des opérations... 

Devant nous, une dizaine de véhicules en attente d’être contrôlés par la douane russe. Nous nous résignons à une nouvelle longue attente, qui durera probablement jusqu’à demain matin. Et toujours les camions et leurs moteurs qui tournent en permanence juste à côté de nous (bonjour les gaz d’échappement), et les moustiques toujours aussi voraces.

Petit à petit les véhicules passent les uns après les autres et à 2h30 du matin c’est enfin notre tour d’entrer dans la sacro sainte enceinte du contrôle douanier Russe. Après trois nuits sans quasiment dormir, vous vous doutez qu’on n’aborde pas cette étape dans les meilleures conditions, mais bon on est quand même contents d’être là.

Premier contrôle d’identité, évidement nous n’avions pas repéré que la petite feuille blanche qui nous avait été remise au passage de la barrière était à compléter. Même si Maïté a un peu appris le russe il nous a faut plusieurs essais pour compléter correctement le formulaire en question. 


ÉPISODE 8

On nous indique une position que nous devons rejoindre, au passage nous découvrons que des véhicules attendent de chaque côté, entièrement vidés de leurs bagages pour une inspection en règle. 

Là, un nouveau petit stress voit le jour dans mon cerveau. Vous le savez Maïté a préparé des tas de petits plats, qu’elle a déshydratés et soigneusement mis sous vide de même qu’un gros carton de lait en poudre reparti dans plusieurs petits sachet... et nous nous apprêtons à passer le contrôle de la douane Russe 😰. Bon. On n’en est plus à ça près 🤣… 

Pour nous changer les idées, on nous remet de longs formulaires rédigés en russe, tous totalement incompréhensibles. Impossible de les compléter. Dans un Russe aléatoire de Maïté et un anglais tout aussi aléatoire d’une des douanières sortie pour nous aider, nous suivons aveuglément les instructions de cette dernière et finissons tant bien que mal par compléter les documents (la douanière était bien ennuyée, notre voyage insolite ne rentrant dans aucune case, il lui a fallu improviser à plusieurs reprises). 

2h30 plus tard arrive enfin l’inspection du véhicule et de son contenu….🫣


ÉPISODE 9

Le douanier me demande d’ouvrir la porte de la cellule, donc pour pouvoir y entrer je veux relever le toit. Et là, non,  ce n’est pas une blague, les deux vérins d’ouverture du toit me lâchent en même temps et le toit ne peut plus rester ouvert. 🤪

J’improvise avec nos têtes de lit en bois des supports improvisés pour maintenir le toit ouvert, tant bien que mal. L’inspection peut commencer, pas besoin de tout sortir, il me demande juste d’ouvrir au fur et à mesure les tiroirs sur lesquels il jette un œil averti. Idem pour les coffres où nous rangeons nos réserves de nourritures. Tout à l’air de lui convenir et à ma grande surprise, le contrôle se passe tout à fait correctement. Sur le côté une douanière avec un chien en laisse attend que cette première inspection soit terminée pour intervenir à son tour, mais étant donné que le lait en poudre n’intéressait pas ce brave petit chien tout se passe bien.

Vous vous êtes réjouis trop vite, non ce n’est pas fini…

On m’enjoint de me rendre dans un immense hangar accompagné d’une douanière, Maïté devant m’attendre sur place pendant ce temps. Ils vont scanner le véhicule. Je n’en peux plus, trois nuit blanches font que dans la salle où le technicien m’a demandé d’attendre, je m’endors. Il me réveille et me dit de retourner au point contrôle ( du moins c’est ce que j’ai cru comprendre vu ma parfaite maîtrise du russe). Évidemment je me perds et je me retrouve du côté où sont contrôlé les poids lourds, demis tour, et j’arrive enfin à retrouver le porche de contrôle des véhicules légers… mais à contre sens!

Epuisé je gare l’ISUZU, je replonge dans un sommeil de plomb, pendant que Maite fait le pied de grue devant la guérîte de la douane. Au bout d’une petite heure on nous remet enfin nos papiers. 


ÉPISODE 10

Nous nous dirigeons vers la barrière de sortie, mais elle ne s’ouvre pas! 

Un soldat sort furieux du guichet (évidement nous ne savons pas pourquoi), quand heureusement le chauffeur d’une camionnette Moldave, avec son Google Trad ( le notre ne fonctionne pas  car plus de réseau),  nous fait comprendre que pour pouvoir sortir il faut payer 300 roubles. Non c’est une blague, on a des dollars mais des roubles on n’en as pas… NONNNNNNNNNN.

Pas de panique, car (la vie est bien faite, non?) le Moldave nous fait comprendre qu’il peut changer nos dollars en roubles, évidemment… à un taux désavantageux mais au moins on pourra sortir.

LA BARRIÈRE S’OUVRE SUR LA RUSSIE, IL EST 7H DU MATIN.

Compte tenu de la fatigue nous avions envisagé de dormir sur le parking d’une des stations d’essence qui se trouve juste à la sortie de la douane. 

Mais non, dormir là ça nous file la nausée. nous ne voulons pas dormir là, nous préférons faire un peu de route malgré la fatigue afin de nous éloigner physiquement de ces trois journées d’enfer.

Voilà, nous sommes en Russie.

Contrairement à ce que nous supposions, sur les 65 heures qu’il a fallu pour passer les 500 m de zone frontière Lettonie/Russie,  la douane russe n’a nécessité « que » 17 heures,  (dont 5 de contrôle). Comme quoi…..

À bientôt , Saint Petersbourg dans le prochain article… (promis on essaiera de faire plus court!!!).


 Bonjours les amis et amies

Juste un petit mot pour vous dire que nous sommes passés chez nos amis allemands  Sylvia et Andréas, que nous avions rencontrés en Islande. 

Un grand moment de bonheur partagé, trop bref, mais vraiment intense.

Nous espérons bientôt les voir chez nous en France…


Sinon notre périple continue, comme prévu; pour l’instant, un petit peu monotone (autoroute oblige).

 Ce soir nous campons au milieu des dinosaures près de Varsovie.

Immense camping tout à fait ravissant, ambiance Jurassik Park, où nous sommes les seuls campeurs! Je pense même que nous devons être les premiers de la saison (… à moins que le dinosaure en question n’ait croqué les précédents😉)

À bientôt

Bises à tous



 Ça y est, on est partiiiiiiis…

« Mais ils sont fous », « Qu’est ce qui leur passe par la tête » ….. Dit de vive voix ou pas, c’est sans doute ce qu’ont pensé la plupart de nos amis et membres de notre famille😉. Seule une toute petite minorité s’est réjouie-sans-stresser-pour-nous du voyage que nous allions faire.

Et nous mêmes, nous ne nous/vous cacherons pas une certaine appréhension à l’idée de tout ce qui nous attend durant ce voyage.

Mais la magie des rencontres de voyage à commencé avant notre départ, grâce aux retrouvailles inattendues de Maïté avec l’un de ses cousins, Marc, lui même marié à Liudmilla, qui est russe. Cette rencontre et les échanges très riches que nous avons eu avec eux, nous ont réellement rassérénés, et nous ont permis de simplifier bon nombre de questions administratives. Liudmilla réside régulièrement en Russie, à Saint Petersbourg, et elle y sera quand nous-mêmes y passerons ! 👍😁


Merci pour votre aide passée, présente, et future, dans ce voyage!

D’autre part, Jean-Pierre est venu nous voir avant notre départ, pour prendre quelques jours de repos. Pas de chance pour lui, il n’a pas arrêté de m’aider dans la remise en route de la cellule, notamment et surtout dans le changement des panneaux solaires défectueux.  Un grand merci à toi JP, sans ton aide j’y serais probablement encore!

Donc pour résumer, nous sommes partis - malgré tout, avec 1 jour de retard (ben oui il voyage avec moi 😂, on n’allait quand même pas être à l’heure) , donc le 8 mai 2023, après trois années de report pour de multiple raisons (…comme quoi, c’est pas moi la championne du retard!).

Comme nous vous l’avons peut-être déjà dit, si vous le souhaitez vous aurez la possibilité de suivre notre itinéraire, via un site sur lequel ma balise satellite envoie nos trajets chaque fin de journée (…sauf, si comme hier, je me trompe de manipulation!).

De ce fait, il va manquer notre parcours depuis saint Vrain jusqu'à notre 1ère étape. Mais comme je peux aussi envoyer des messages, notre position apparaît sur la carte avec le message qui y est associé.

Pour ceux qui veulent suivre notre itinéraire, merci de nous demander par mail les identifiant et mot de passe (indispensables pour accéder à la carte)

 Bises 

Jean Marc et Maïté

 Bonjour les amis et les amies

 Une fois n’est pas coutume, nous avons abandonné notre Titou et Mio pour un séjour éclair en Laponie Finlandaise et plus exactement, à Rovaniemi.

D’aucuns disent que c’est le lieu le plus kitch de la Laponie ( village du père Noël…) ? Nous n’allons pas les contredire, et nous allons même, durant ce court séjour, nous rouler joyeusement, et dans la neige, et dans le tourisme de base! Une fois n’est pas coutume :-)

JOUR 1 ( -3° à -6° )


Arrivée en avion à Rovaniemi, tout est blanc! Et pour cause, 60 cm de neige, je vous le dis: que du bonheur en perspective 😃


Une fois installé dans une très belle maison


au bord d’un lac gelé…
visite du village du Père Noël… 
Tous les pays nordiques revendiquent d’être le pays du père Noël et évidemment la Finlande n’y coupe pas.


Sa maison:


Rovaniemi se situe juste au niveau du cercle polaire, matérialisé  ici par une guirlande bleue, et c’est justement là que se trouve le village du père Noël! Vous voyez comme la vie est bien faite 😉

JOUR 2 ( -5° à -8° )

À l’origine, les habitants de la Laponie sont les Samis, il semblerait que ce soit le plus vieux peuple autochtone d’Europe, il est d’ailleurs reconnu comme tel par l’ONU.
Plus haut je vous parlais de la Laponie Finlandaise, parce qu’en soi, la Laponie n’est pas un pays, mais une région, qui couvre le nord de quatre pays ( Norvège, Suède, Finlande, Russie ). Le peuple Samis se répartit sur ces quatre pays et la plus part d’entre eux étaient et sont toujours des éleveurs de rennes. Cet animal, essentiellement élevé pour sa viande, est très apprécié des Lapons mais aussi des Finnois en général. Il était traditionnellement utilisé pour se déplacer, en l’occurrence, de nos jours, s’il est toujours élevé pour sa viande, il ne déplace plus que les touristes :-)

Après un petit dej consistant, nous voilà donc partis pour une petite ferme d’élevage de rennes,


où nous apprenons à attraper les rennes avec le lasso traditionnel…


et à atteler le renne à son traîneau.


Et nous voici partis pour une balade…


dans une forêt d’épicéas et de bouleaux, où la neige absorbe tous les bruits, et confère à ces lieux une tranquillité apaisante.


Après l’effort le réconfort, en premier lieu pour les animaux…
Les rennes raffolent du lichen, c’est leur sucrerie.🤪


Et pendant que le maître des lieux nous prépare des crêpes…
 

…assis sur des peaux de Rennes, nous faisons griller la traditionnelle saucisse finlandaise (makkara), apparemment un pilier de l’alimentation finnoise.


La peau du renne a la plus forte concentration de poils au cm2 et chacun de ces poils renferme une poche d’air, ce qui fait de cette fourrure un isolant parfait. Utilisée autrefois par les Samis dans leurs tipis pour les isoler du sol - la plus part du temps gelé , elle l’est aujourd’hui par les campeurs.


Je vous passe les délires de notre fine équipe sur le lac gelé devant la maison ( parties de boule de neige, luge, et autres gourmandises…)

JOUR 3 ( -15° à -20° )


Par une très belle journée, nous voici partis pour le Parc de Korouoma, une immense faille de 30 km de long, qui s’est ouverte il y a plusieurs centaines de millions d’années, créant un canyon de 100m de profondeur, dans lequel les rivières, qui s’écoulaient paisiblement sur le plateau avant cela, se jettent dorénavant dans le vide, créant de merveilleuses cascades gelées en hiver.


Compte tenu des températures le terrain est particulièrement glissant et l’accès aux cascades gelées n’est pas toujours facile.


Ruskea Virta


Mammuttiputous


Jaska Jokunen
Je sais, une fois de plus je vous parle de cascades, mais avouez que ça en valait vraiment la peine…😇
Pour les férus d’escalade, certaines sont ouvertes à ce sport, quand elles sont gelées bien sur😂…


Dans tous les lieux publics  il y a  des cabanes et autres abris de ce genre, les «LAAVU»; ils sont équipés d’un foyer central et permettent aux passants de venir faire un pique-nique, en famille ou entre amis, autour d’un bon feu de bois.


En ce début de nuit, c’est dans un tipi que nous nous sommes retrouvés à écouter des histoires, contes et autres légendes de Finlande.

JOUR 4 ( -15° à -27° )

Lever de bonne heure pour une balade en moto neige par -20° sur une rivière gelée, faut vraiment être dérangés 🤪


Cosmonautes des neiges, équipés de combinaisons et de bottes spéciales, encore un sacré  bon moment!


L’après midi, nous voila partis au sud de Rovaniemi sur un lac gelé, pour une partie de pêche sous la glace. Les SAMIS l’appellent la « la pêche blanche ».
Saviez vous qu’en Finlande il y a…  plus de 188000 lacs!🤔


Il faut commencer par percer les 90 cm de glace et pour cela on utilise une espèce de tarière à glace la           « Jääkaira »


Puis, à l’aide d’une minuscule canne à pêche on fait descendre l’hameçon et son appât jusqu’au fond du lac.


Enfin confortablement installés, il n’y a plus qu’à patienter…


Malgré le décor paradisiaque et ensoleillé au milieu de nulle part, patienter, sans bouger, sur un lac gelé quand il fait -20°, je vous assure que ça limite le charme du moment. D’autant plus que, même si nous étions 8, nous n’avons péché aucun poisson.

Ce soir, changement de gibier, et ouverture de ce qu’il est courant d’appeler, ici: la chasse aux aurores boréales. 
C’est en grande partie dans l’espoir de voir ces aurores boréales que nous avons choisi de voyager en Finlande en hiver, saison la plus propice pour cela.
Mais voilà, les aurores boréales, ça ne se commande pas à  l’avance, c’est un concours de circonstances favorables qui vous permettent d’en voir - ou pas.
Et depuis notre arrivée, les facteurs propices n’étaient pas au rendez vous. Ciels nuageux donc aucune visibilité. Pas d’activité solaire suffisante. Mais, de l’avis des différents guides avec lesquels nous avons pu échanger depuis notre arrivée, il semblerait que les conditions soient en train de changer à partir de ce soir. Nous avons donc téléchargé toutes les applications conseillées par ces guides, qui nous ont appris les règles pour chasser l’aurore boréale, et ce soir, c’est en solo que nous allons nous lancer. 


Installés à l’abri d’un Laavu autour d’un bon feu de bois nous sommes prêts à braver les -27°, et…



Pendant deux heures nous avons pu admirer des aurores boréales, certes, pas aussi belles que sur beaucoup de photos que l’on trouve sur internet, mais celles-ci nous les avons vues pour de vrai…



Inutile de vous dire que par -27° tout gelait dès qu’il y avait un peu d’humidité, c’est une drôle de sensation. 🥶

JOUR 5 ( -17° à -29,5° )
Après une bonne matinée de repos, nous nous rendons dans une ferme d’élevage de chiens de traîneau.
En Laponie les Samis n’ont jamais utilisé les chiens de traîneau pour se déplacer, la présence de ces chiens est uniquement liée au tourisme, donc très récente.


Ce ne sont pas des huskys de Sibérie qui tirent le traîneau, mais des huskys d’Alaska. Ils sont issus de plusieurs croisements pour obtenir une race de chiens particulièrement résistante et qui s’adapte bien aux températures hivernales extrêmes.


Après quelques explications pour s’initier à la conduite du traîneau,  et guide en tête, nous partons pour 10 km dans une nature vierge de toute présence humaine, sous un ciel d’un bleu limpide, un vrai régal pour les yeux.


Lorsque nous devons nous arrêter pour intervertir conducteur et passager, nous avons droit à un concert de gémissements de la part des chiens, impatients de reprendre leur course effrénée.

Le soir, nous avions décidé  de prendre un guide pour cette soirée qui semblait la plus propice pour chasser les aurores, tant d’après les guides que nous avions rencontrés que d’après les infos issues des applications.

Eh bien nous n’avons pas été déçus, nous avons, de fait, participé à une véritable traque.
Départ vers 20h.
En route avec le guide,  dans le ciel un trait vert apparaît… le guide nous informe qu’il y a un petit spot, à 5 minutes de route, mais que parfois 5 mn c’est déjà trop et les aurores peuvent disparaître plus rapidement que ça.
Arrivés à l’endroit en question…

  

… nous n’en croyons pas nos yeux, une magnifique aurore boréale, encore plus belle que toutes celles que nous avions pu voir la veille.
Mais le guide se met à courir et nous entraine de l’autre côté des arbres…


Juste pour voir cette splendide aurore qui va évoluer et se mouvoir dans le ciel durant 10 à 15 minutes.
Nous sommes comblés.
Quand l’aurore nous quitte (hé oui elle apparaissent et disparaissent à leur guise) nous reprenons la route vers le spot initialement prévu, près d’un lac gelé équipé d’une LAAVU, pour pouvoir faire du feu en attendant qu’une nouvelle aurore se décide éventuellement à apparaître.
Nous allons patienter de longues heures par moins -29,5° -  non non je ne me suis pas trompé vous lisez bien -29,5° - pendant lesquelles à tour de rôle nous tentons de nous réchauffer près du feu avant de retourner prendre notre quart de surveillance du ciel en espérant…
Et rien… 
Mais sur le point de plier bagage et de rentrer chez nous, nos traînardes de filles, qui rentraient à reculons car pas question d’abandonner (on se demande de qui elles tiennent. 😄) , et alors qu’il ne restait plus que nous sur les lieux (1h du matin, ça peut se comprendre), voilà qu’elles se mettent à hurler dans la nuit pour alerter leurs parents remontant vers le van…



Durant plus d’une demi-heure nous allons assister à une féerie dans tout le ciel, malgré la pleine lune qui éclairait comme si nous étions en plein jour.
Inutile de vous vous dire l’état d’excitation dans lequel nous étions toutes et tous.
La chance nous avait souri et la magie avait opéré.

JOUR 6 ( -7° a -18° )
Aujourd’hui nous quittons notre gîte, ce soir nous dormirons… ailleurs. 
Mais avant cela, direction la mine d’ améthyste de LAMPIVAARA dans le parc PIHA LUOSTO
Cette mine est très ancienne, il y a plusieurs millions d’années elle était recouverte d’une montagne haute de plus de 4000 m mais les érosions successives ont découvert le centre de la montagne et fait apparaître cette mine à ciel ouvert qui se trouve à présent à 600 m d’altitude. 
Durant plusieurs milliers d’années les Samis ont considéré cette montagne comme sacrée.
Seuls les Chamans avait le droit d’y monter. Ils furent les premiers à découvrir ce lieu et à en extraire des pierres « magiques ».


Si nous avions prévu d’y monter avec des raquettes par un chemin de randonnée, la fatigue aidant, nous avons préféré utiliser la petite navette locale pour nous y rendre.


Mais nous avons quand même pu admirer les magnifiques paysages qui défilaient le long de la montée, paysages dignes des contes de fée. 
L’épaisse couche de neige qui recouvre chaque branche, donne aux arbres l’apparence de personnages dont les silhouettes inquiétantes garderaient l’accès de la montagne.


Après quelques explications sur la qualité des améthystes que l’on peut trouver dans cette mine, nous nous sommes transformés en mineurs pour trouver notre propre améthyste, que nous avons pu emporter.

Après quoi nous nous dirigeons vers le lieu où nous allons passer la dernière nuit de ce voyage.


dans un igloo…


Un rêve d’enfant qui se réalise enfin…
Sur des peaux de rennes comme au temps des Samis, mais dans des duvets particulièrement efficaces, sur un lit familial taille dans la glace, nous avons passé une excellente nuit!

JOUR 7 ( -8° à -11° )

Avant de prendre l’avion du retour à 18h30, une dernière bulle festive en Laponie, dans le minuscule parc d’attraction à côté du village du père Noël « SNOWMAN WORLD »… on ne fait pas plus touristique :-)


Bar de glace


Toboggan de glace


Descente sur une mini piste de bobsleigh 

Voilà le récit de notre petite escapade en LAPONIE.
Mise en scène de Hanna et Jean Marc 
Avec la participation active de Lise Clément Anthony et Maïté 

Mais pour finir cet article et juste pour le plaisir des yeux.


















































































 



















 Bonjours les Amis et les Amies OUPS… on a oublié de publier ce dernier article qui devait clôturer notre voyage au Maroc! CHEFCHAOUEN Ici t...